‹ Histoire ecclésiastique du diocèse de CoutancesChapitre 5 sur 30 · DB EOSTAGHE PREMIER DU NOM · texte numérisé non relu

DB EOSTAGHE PREMIER DU NOM

Après la mort de Jean d'Essey, le siège de Goutances vaqua six ans. Je n'en sais point d'autre raison que la discorde entre les chanoines sur le choix que l'on voulait faire de son successeur; outre que la fantaisie des croisades avait causé un tel abus en ce temps-là, que sous prétexte d'employer les revenus des églises aux guerres saintes, on ne faisait aucun scrupule de les laisser privées pour im temps de pasteurs. Le pape enfin y pourvut par le choix qu'il fit luimême de ce prélat dont nous avons à parler.

Le père Julien Bellaise, religieux bénédictin, m'a envoyé trois dates de chartes, qui témoignent toutes cette vacance. Il y en a deux de Saint-Wandrille : la première est de l'an 1276, peu de jours avant Noël, et contient une présentation que fit au chapitre, « sede vacante », Geoffroi,. 48' abbé de ce fameux monastère, à la cure de Saint-Martin-de-Varreville, de la personne de Guillaume le Marchand, lequel y fut admis le 25* de janvier suivant, suivant l'acte qui avait été adressé au doyen du Plain, pour l'en mettre en possession, peu de

HISTOmE EGCXËSUSTIQUB DU DIOCÈSE DE GOUTANCXS. 55

jours auparaTant ; la seconde est du jeudi avant l'Epiphanie de Tan 1279, du même abbé et monastère, et la dernière enfin du monastère de Grestain, du vendredi après la fête de saint Amoul et saint Clair 1281, qui toutes témoignent cette vacance.

Pendant laquelle je trouve encore, qu'au mois de juillet 1277% Robert Picot, fils de Richard, écuyer, vendit à perpétuité au chapitre de Coutances, par le prix de soixante livres tournois, huit quartiers, quatre boisseaux et demi de froment, mesure de Bretteville , près Qierbourg, au doyenné du Yal-de-SairC) de rente annuelle payable à la Saint-Michel, seize pains de deux deniers chaque, dix-huit poules à Noël, dix œufs à Pâques et quarante-quatre sous tournois et un denier à la Sainte-Pétronille, toutes lesquelles rentes et revenus lui étaient dus aux termes susdits par le chapitre de Goutances *. (Voyez la page 59 du recueil de nos chartes) «

Je trouve qu'au mois de septembre, avant là Saint- Lol278, Guillaume de Gourcy, surnommé de Romilly, du diocèse de Goutances, accorda au même chapitre mainlevée et indemnité de toutes terres, arrièresfiefs, rentes et revenus qu'il avait acquis de sa dépendance. (Voyez la page 59.)

L'année suivante, au mois d'août 1279, Robert de Bricqueville, écuyer, fils de feu Robert, chevalier , vendit au même chapitre de Goutances trente-six quartiers de froment, mesure de Tessy, à prendre et avoir annuel-

* Lisez 1272.

■ Cartuiaire de Gootancae, ùfl 4lv

56 HISTOIRE EGCLÉSUSTIQUE ^

lement sur son moulin dudit lieu de Tessy, par le prix et somme de quatre-vingts livres dont il fut payé comptant.

Cette même année Henri Pasté, chanoine, écolàtre de réglise cathédrale, donna au chapitre sa maison avec les dépendances, située en la rue par laquelle on va de la grande église au bois du Vicomte, jouxte, du côté du couchant, au jardin des frères prêcheurs, et, du côté du levant, à la maison qu'il avait faite à un nommé Thomas Ravenel, clerc marié, en la fieffé de laquelle il avait stipulé, par clause particulière, que lui Ravenel n'aurait aucune vue sur son jardin, ni manoir. Il demanda seulement que la moitié du revenu de cette maison demeurât aux chanoines ; le quart de l'autre moitié fut distribué aux clercs du chœur et le reste donné aux pauvres, le tout à la bonne foi du chapitre.

En 1280, par acte exercé à Carentan, aux assises tenues en cette ville, le vendredi après le dimanche de Reminiscere^ par Chrétien Chambellan, clerc, bailli de Cotentin^ le procès entre l'abbé et les religieux de Cherbourg, d'une part, et Robert de Baubigny, gendarme, d'autre, touchant le patronage des Pieux, pour cette portion que tenait autrefois Gautier le Bossu, prêtre^ lors de son décès, fut terminé par le désistement fait en justice par ledit Baubigny, renonçant à rien prétendre en ladite portion de patronage, dont le bailli, suivant la coutume de ce temps-là, donna avis au chapitre, « sede vacante », afin qu'il eût à conserver ce bénéfice à celui qui lui serait présenté par cet abbé et ses religieux. (Page 60 du recueil.)

Nous apprenons du premier tome des Preuves des Kbertés de V Eglise gallicane, chapitre 16, que Tan pré* cèdent 1279, Tabbaye de Saint-Sever ayant vaqué et les religieux ayant élu pour leur abbé un de leurs reli-r gieux nommé Richard de Villy, le chapitre de Goutances en écrivit au roi pour en obtenir, outre la confirmation, mainlevée de la régale. Voici cette supplique traduite en notre langue :

« A son excellentissime seigneur, le seigneur Phi*- « lippe, par la grâce de Dieu très-illustre roi de France, (f rhumble chapitre de Coutances, salut et prières en a Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous vous envoyons « Richard de Villy, élu abbé de Saint-Sever, de Tordre « de saint Benoit, du diocèse de Coutances, pour être « par vous confirmé en cette charge, suppliant Votre c( Majesté royale de vouloir bien lui laisser libre Tadmi- (c nistration des biens temporels de ce monastère et c( d'en retirer vos gardiens. Et de plus Votre Excellence c( saura que ce monastère est réduit en cet état si « pitoyable, que les moines qui y demeurent n'ont. pas « de quoi vivre commodément. Que le roi étemel « vous fasse la grâce de gouverner votre royaume « temporel de manière que vous méritiez parvenir à a l'étemel. Fait, le siège de Coutances étant vacant, c( l'an de Notre-Seigneur 1279, le dimanche avant la « fête Saint^Michel-au-mont-6argan, avec sceau \ »

Nous avons vu et extrait une copie d'une charte contenue au feuillet 1 6* du second volume du cartu-

• Preuves des Libériez de ^église galHeane, 3* édit., U, 79.

laire de Coutances, de l'an 1 280, par laquelle Guillaume Gautier, seigneur de la paroisse de Saint-Denis-lé* Vêtu, accorda au chapitre de Coutances indemnité de toutes les terres, revenus et rentes qu'ils avaient acquis dans la dépendance de ses fiefs ordinaires aux paroisses de Hauteville près Orglandes\ d'Ouville, dudit Saint-Denis-le-Yètu^ et partout ailleurs. Cette charte fut scellée du sceau de ce seigneur et de l'official du chapitre, le siégé épiscdpal étantvacant, au mois de décembre*.

Enfin le teitips fatal étant arrivé auquel notre église devait avoir un pasteur, le pape y pourvut et nous donna un religieux de l'ordre de saint François, que nous oonnaissonë sous le nom simple de frère Eustache. Ce pape était Martin lY, français de nation, qui de trésorier de l'église de Saint-Martin de Tours avait été cardinal et enfin^ en 1281, élu pape et succédé à Nicolas m ; et notre Eustache, à ce qu'on dit, était heVeu de feu Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, gardien des Gordeliers de cette ville, personne de tnérite et bien connu du pontife qui nous le donna pour évéque. C'est ce que j'apprends des petites obser* vations^ « ex obs^rvatiunculis » , comme il est appelé, de feu M. le Prévost , dont voici les termes : a Eusta- « chius , cordiger , de Rhotomago , creatur episcopus (( a Martine Papa anno Christi 1282. d II cite à côté les manuscrits de l'église dé Rouen.

« Arr. de Valognes.

« Oaville et SainuDenis-le-Vèta, arr. de Goutanoes.

• Garlalaire de Goatanees, n^ 189:

DU DIOCÈSE DE COUTANCaSS* 59

Quoi qu'il en soit, il est certain qu^ ce fut un digne prélat, qui fit de grands biens à tout le diooèse et qui s'acquitta très-bien de son devoir.

Dans tous les actes que nous ayons tus de lui, on trouve toujours son nom précédé de celui de frère. Ce titre lui est si singulier, que dans toutes les chartes ou copies des chartes où il se trouve, ces chartes sont indubitablement de cet évéque ; et si ce même terme de frtOer est suivi dUEgidius ou de OmUelrnuB, il y a certainement de Terreur.

Cette remarque est nécessaire pour ne pas tomber dans Terreur. Les personnes qui se donnent à Tétude des manuscrits en savent les difficultés insurmontables par la diversité des copistes qui les ont ^duits depuis leur première source jusqu'à nous^ et combien il y a de variœ lectiones et d'errores Ubêrariùrum^ Ce qui nous regarde et ce qui fait à notre sujets âst que^ vers la fin du xiv' siècle et le c<Mnmencement du xv% les titres particuliers ou chartes originales dés Cûih* munautés périssant peu à peu, séparées les unes des autres, et souvent se perdant presque toutes, ces com^ munautés résolurent de les transcrire dans des registres de parchemin, suivant certain ordre que chacun se prescrivit, auquel registre on pouvait avoir recours dans le besoin, comme ne faisant qu'un corps, sans être en obligation de recourir aux chartes originales dont la lecture devenait par la longueur du temps presque impossible.

Ce dessein était bon ; mais il est quelquefois arrivé que les personnes qu'on avait destinées à ce travail,

étaient pour le moins ignorantes ou qu'elles savaient mieux écrire que lire. Elles trouvaient dans les chartes originales des termes qu'elles ne pouvaient lire et qu'elles n'entendaient pas; elles ne faisaient nulle difficulté d'en substituer d'autres à leur fantaisie, trèssouvent même sans discernement. Une charte originale, par exemple, expliquait le nom de Robert par la seule lettre capitale R. Ces copistes n'ont fait aucune difficulté d'expliquer cette lettre, Richard, Raoul et semblables. C'est ainsi que Farin, historiographe de la ville de Rouen, interprétant une charte de Hugues de Morville, en faveur de la chapelle Saint-Philbert de cette ville, a interprété la lettre capitale H pour Henri au lieu de Hugues ^ C'est encore ainsi que la lettre E a été en plusieurs transcriptions de chartes prise poiu* la capitale d'EgicHus^ au lieu qu'elle signifiait uniquement Eustachius^ ce qui est arrivé à ceux qui ont transcrit le nécrologe de la Perrine, qui ayant pris Eustachius pour Egidius, ont, ,sans y prendre garde, fait vivre ce Gilles quarante ans après sa mort et l'ont fait bienfaiteur d'une maison dont on ne parlait pas encore pendant sa vie.

Le premier acte que je trouve de notre évéque Eustache est daté de Coutances, le mercredi après la fête de tous les Saints, et contient l'envoi et la supplique qu'il fit au roi, d'approuver l'élection que les chanoines réguliers de Notre-Dame-du-Vœu , près Cherbourg, avaient fait de la personne de Raoul de Clause pour

« Hiitoirt de la viUe de Rouen, édit. de v occ au, page 92.

être leur abbé et succéder à Guillaume deTroismonts, de retirer ses gardiens, et donner à ce nouvel abbé mainlevée et l'administration entière de tous ses biens temporels. Cet acte est mot pour mot semblable à celui que nous venons de rapporter du chapitre, pour l'élection de Tabbé de Saint-Sauveur; il n'y a que la date et le nom changés, et celui-ci ne marque point la pauvreté de l'abbaye de Cherbourg, comme le premier celle des moines de Saint-Sever.

En 1283, le vendredi après la fête Saint-Michel-«umont-Gargan, étant en son manoir épiscopal de Bonfossé \ ij adressa commission au doyen des Pieux de faire une information du patronage de Sainte-Marie* de-Martinvast*, à qui il appartenait, avec ordre de se faire accompagner en cette inquisition de deux prêtres de son doyenné, personnes prudentes et discrètes, de faire publier cette enquête, auparavant d'entendre des témoins sans reproches, après avoir pris serment d'eux, et [leur faire] déclarer quelle connaissance ils avaient du patron de cette église,'s'il y a ou s'il y avait procès entre quelques-uns pour ce sujet, afin de lui envoyer le tout scellé de son sceau, de celui des prêtres qu'il aura eus avec lui et des témoins.

Il y avait un archidiacre, nommé Jean de Saint-Péle^ rin ; c'était un grand ménager. Il avait acquis dans la paroisse d'Yvetot' ce qu'on appelle le Manoir. Cette acquisition était dévolue au roi, parce que cet archi-

< An*, de Saint-Lo.

• Ait. de Valognee.

* Arr. de Valognes.

62 HISTOERB EGCLÉSUSTIQUB

diacre était un bâtard, «quod quidem manerium propter bastardiam dicti archidiaooni ad nos devenerat ». En 1283, le roi le vendit, avec ses appartenances, à Gau* tier de Ghambloi, archidiacre du Gotentin et successeur de ce Saint-Péierin, par le prix de cent livres tournois, une fois payées. Nous en avons la charte extraite du 215* feuillet du chartrier du chapitre^; on la verra en son Heu.

J*apprends des mémoires de Saint-Wandrille que, cette même année, les deux portions de Yarreville furent séparées ; on en fit deux paroisses, Saint-Germain et Saint-Martin. L'abbé et les religieux de ce monastère le souhaitèrent, et notre prélat ayant eu agréable la demande qu'ils lui en firent, il donna mandement au doyen du Plain de se transporter sur les lieux et de diviser les cimetières et les autres choses entre les nommés Roger du Hamel et Guillaume le Marchand, titulaires de Yarreville. J'estime qu'il serait bon qu'on eût fait et qu'on fît la même chose encore aujourd'hui aux autres paroisses où il y a plusieurs titulaires et portions. On sait les raisons que j'ai de faire cette remarque. Quoi qu'il en soit, l'acte dont nous parlons est du lundi avant l'Ascension 1283.

J'estime encore que cette même année Eustache, notre prélat, confirma aux reh'gieux de Blanchelande certaines portions de dîmes qui leur avaient été données en la paroisse du Rosel, par Vivien, un de ses prédécesseurs : « Ex pia devotionis affectu bénigne

• Caria laire de Goatances^ n» 302.

« concedimus », dit la charte, a viris religiosis abbati H et conventui de Blancalanda,ut beataB memoriaeVivia- « nus praedecessor noster confirmayit, portionem deci- « marum de Rozello. » Cet acte fut passé à Yalûgnes, le lundi après la Saint-Denis 1283. Trois ans après, c'est-à-dire en 1286, le mercredi 6, après la purification de la Vierge , il accorda ou plutôt confirma à ces mêmes religieux de Blanchelande, la tierce gerbe de la dlme d'Octeville-la-Yenelie. On en pourra voir la charte en notre recueil, ^age 60.

On pourra aussi en voir ujie autre, extraite du chartrier de la Bloutière, et datée de la même année 1286, dans laquelle on remarquera la forme du serment de fidélité que les prieurs et curés sont obligés [de prêter], eux prenant possession de leurs bénéfices. Cet acte est du mardi après la nativité de la sainte Vierge 1286, à BonfoBsé, et est adressé au doyen de Gavray. [Il lui prescrit] de se faire accompagner .pour le moins de deux prêtres sages et discrets, ayant la qualité de curés ou de vicaires, et en leur présence, mettre en possession de la cure de Hocquigny et de l'Hôtel-Dieu de la Haye- Painel, frère Robert de May, à qui il en avait donné la collation après avoir reçu de lui le serment de fidélité accoutumé, dont voici la forme : « Moi frère tt Robert, curé de Féglise de Hocquigny et prieur de « la Maison-Dieu de la Haye-Painel, je jure et promets (c obéissance et révérence à monseigneur mon évêque « et à ses successeurs légitimes, que je servirai fidèlece ment en ladite église, et que je résiderai personnel- « lement et continuellement en ladite église et Maison-

64 HISTOIRE ECCLÉSUSTIQUE

« Dieu, comme je le dois, à moins que je n'obtienne « permission de m'absenter ou que je ne sois dispensé « de ladite résidence par ledit seigneur évêque, ou « autre qui en ait le pouvoir. De même, je jure que « je ne distrairai, ni n'aliénerai, ni ne permettrai qu'il 4( soit aliéné aucun des biens de ladite église et Maison- « Dieu; au contraire, je ferai revenir autant qu'il me « sera possible ce qui en a été aliéné, et, si je ne le (( peux par moi-môme, je le ferai savoir à mon prieur a de la Bloutière, ou à monseigneur l'évèque, ou à « son oflScial. »

C'était l'usage. J'ai un acte de Guillaume de Thieuville, dont nous parlerons bientôt, daté du même lieu de Bonfossé, le mardi après la fête saint Grégoire 1315, par lequel, mandant au doyen de Cenilly de mettre en possession de la cure de Belval un clerc nommé Mathieu de Bretteville, il ajoute qu'il lui a fait le serment de fidélité ordinaire : « Idem vero rector nobis (c supra sancta Dei Evangelia corporaliter facta ob « eodem juramentum prestitit sub hac forma: Egojuro « supra sacrosancta Evangelia, quod vobis successo- « ribusque vestris, canonicis et vestris officiariis, cano- (( nicam obedientiam exhibeam, quodque personalem a et continuam residentiam faciam in mea ecclesia supra- « dicta, nisi inde licientiatus fuero a tali super hoc (( habeat potestatem; item, quod jura ejusdem ecclesias a non alienabo, sed alienata pro viribus revocabo, et si « non possum, ea vobis, vel successoribus , renun- « tiabo. »

Cette même année est encore remarquable par l'éta-

blissement des Augustins à Barfleur. On n'en a point de titres primordiaux, mais on sait que ce fut le roi Philippe IV, surnommé le Bel, qui les fonda. Nous rapprenons d'un carreau gris, placé sur le haut de la grande porte du monastère , sur lequel est gravé en lettres gothiques ce que voici : « Philippe le Bel, quatrième du nom, roi de France et de Navarre, fonda ce couvent en l'an 1286. » Et si l'on en croit ces bons religieux, ce fut un nommé Gilles Colonne, Romain de nation, précepteur de ce monarque, docteur en Sorbonne, religieux et général de l'ordre des Augustins, et enfin archevêque de Bourges, cardinal S qui porta le roi à faire ce monastère.

J'ai vu parmi les écrits de M. Morel un petit mémoire qui témoigne qu'il y avait sur le mur de l'église un tableau où Philippe le Bel était peint, et était écrit : Philippus Pulcher, Franciœ et Navarrœ rex, fundavii. « Ce tableau », ajoute-t-il, « fut couvert, « lorsque l'église fut blanchie, il y a 26 ans. » Celui qui avait écrit ce mémoire ajoute encore : « Pour le, « temps, cela n'est pas si clair. Un marbre que j'ai vu « au couvent portait que ce fut l'an 1222*; im autre « qui est sur la porte met 1286. Il y a de l'apparence a que la première date montre l'année que le couvent « fut fondé, et la seconde lorsque ces religieux y furent « mis et constituèrent famille. »

* Egidio Colonna surnommé jEgidius Romanus, Gilles de Romef n'a jamais été cardinal. Notre dateur le confond avec Jacques Colonna^ qui irécut et mourut dans le même temps.

* Alors il ne pourrait être question ni de Philippe le Bel, ni de Gilles de Rome.

Page 1