LIVRE CINQUANTE-SIXIÈME
charpentier , c'est pourquoi il aimoit tant à bàlir ou à réparer des églises. Il é oiMroD pauvre pour avoir ni chapelain ni vâelÇ
un han/?i r^"'-.'^ P'"* '""^"^"t « ^rre ou sur de Jenf "tf ".?"'"««'"«^?<= l»i toutes sortes oe gens , et jeunoit souvent jusqu'à none afin
de faire pénitence pour les autres H Se Afro. po.nl qu'on lui baisât les pieds. "fnTse metto. point en peine des médisances, et donna
la Ch L '/''* -^r^- "**«" tout occupé de tnd« Pf n! 'IT" '^. '""••""de , aimoit la'^.lin „'!."?, ^^^«'?'">'l pas les travaux serviles Il n alloit point voir le roi ou les grands né
préseîri?""" "''"'. '' 'i^^'' ™Weurs présents. Il rcprenoit tout le monde, et met-
dor^V.T r •'^':""î^' Pnncipal^menrdu dp R 1^ T .'*'' Pr"î«Panx traits du tableau de Ralhier, fait par lui-même. Il dit qu'il v a
^u»v, , iii^ujuci , suu successieur, reiaout 1 abbé Folcum , et Rathier se réconcilia avec lui. Enfin, étant à Namur avec le comte, en neuf cent soixante- quatorze , il y mourut et fut enterré à Lobes solennellement en évé^ que (3).
Dans les derniers temps de sa vie, il fit son portrait dans un écrit qu'il appelle Conjecture (4). C'est une ironie perpétuelle, où il se loue eii effet, rapportant et feignant d'approuver les reproches que lui faisoient ses ennemis. On y peut remarquer ce qui suit : Il étoit fils d'un
(I) Sup.l.xxi.n.l.Rath. Spicil. Sup. liv. lx, n. n. 3Î, 33. (3) Sigib. Chr. 97*.
(ï) Chr. Uub. (OUI. 6 , (i\ Spic. t. î, p 199.
Tour m.
iî.
-- • .^-v „ . „., „cui uem soixante-douze. Nous avons une lettre importante de Rathier
fie M^v"" ^^'"^' «» ^»J«' de l'euch^^ tie (1). Vous demandez, dit-il, si i'ai dit la messe pendant une telle semaine : Je laisse à
lï JraVd"f ' "ï"' **' """* deuxs'elpo^Tun plus grand danger en recevant indignement
iou^'ont^ moi très-rarement, vousCîes joure. On m a dit aussi que vous êtes scandasse de ce que j'ai pris le bain la veilHe la circoncision, comme si on ne devoit pas se purifier autant qu'il est possible pour toucher I^ choses saintes; mais, ce qui m'afflige c'e^
^o.'i.TrK"''""'?''''"' *' P«" «^ sacrement que vous célébrez si souvent, et que vous le preniez pour une simple figure. Croyez-moi , mon frère, comme à Cana de Galilée î'eau fut changée en yin véritable et non figuratif- a „si ce vin devient de vrai sang, et ce pa n de viaie chair. Que si le goût et la' couleu? qui demé„! rent vous persuadent autre chose, ne crovez vous pas a l'autorité de l'Ecriture qui dit oue 1 homme fut formé du limon de ia terre f 2) t L'homme, toutefois, n'a point la flgwe de a terre et du limon, il n'en a que la Knce Croyez ici que c'est le contraire, et OT^enœre que la couleur et la saveur demeure^ c^^ vous prenez est vraie chair et de vr^i m^T Mais vous deniandez de quel corps^tS substance d'où elle est ti?ée, et sile MiSt Ole inyisiblemenl ou changé en chair, c^r vo^ ce qui frappe la curiosité humaine Intem! geons l'Evangile. Il rapporte les paroK Vnfii"îJ"°" f' ''«"charisUe (3), et conclut^ Voila de quel corps est cette chjlir et ce sang d autant plus certainement que nous^apprel nons par la bouche de la vérité même. Ne vous mettez point en peine, du reste, pui^u^on
(1) Spic. t. le, p. 37.
(V Oen. 111,19.
(3) Malh.
Cor. XF, 2i.