‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1071 sur 2407 · XXVI · texte numérisé non relu

XXVI

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

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VOUS dit que c'est un mystère , et un mystère de foi. Si c'est un mystère, on ne peut le comprendre ; s'il est de foi , on doit le croire et non pas l'examiner.

XLVn. Eglise d'Espagne.

En Espagne, le roi Sanche le gros mourut, après douze ans de règne, en neuf cent soixantesept, et Rarair 111, son flls, lui succéda; mais, comme il n'avoit que cinq ans, sa tante Elvire, princesse pieuse et prudente, qui s'étoit consacrée à Dieu, gouverna pour lui (1). Il eut paix avec les Sarrasins, et retira d'eux le corps du martyr saint Pelage que leur père leur avoit demandé, et l'enterra à Léon avec les évéques. Les comtes de Galice , de Léon et de Castille , ennuyés du gouvernement foible de Ramir, reconnurent pour roi Berraond ou Véremond, son cousin, tils d'Ordogne III, ce qui causa une guerre civile ; mais Ramir mourut la

Quinzième année de son règne, et Bermond II emeura seul roi en neuf cent quatre-vingtdeux. Ce roi donna à l'église de Compostelle les biens d'un martyr tué par les Sarrasins ; car les infidèles , ayant pris Simanca dans le royaume de Léon, passèrent au fil de l'épée la plupart des habitants, et emmenèrent captif le

Ïieu qui restoit, les chargèrent de chaînes , et es tinrent en prison deux ans et demi , pendant lesquels ils louoient Dieu, et. demeurant fermes dans la foi , ils furent ennn mis à mort par ordre du roi et souffrirent le martyre (2). Un d'eux, nommé Sarrasin, et au baptême Dominique , avoit quelques héritages à Zamora , et, comme il n'avoit point d'héritiers, le roi de Ramir s'en empara. Mais le roi Bermond les donna à l'église de Compostelle par une charte datée du mois de février, ère mille treize , Tan neuf cent soixante-quinze, et cinq évêques souscrivirent.

XLVm Saint Rudesiflde.

Du temps de ces rois, vivoit saint Rudesinde OU Rownde, évéque de Dume. Il étoit de la plus haute noblesse , fils de Gutière Mondes et petit-fils d'Ermenégilde, parent du roi Alphonse le grand. La mère de Rudesinde étoit Ilduara ou Aldara, illustre par sa piété comme par sa naissance (3). Dans son épitaphe, son fils la nomme confesse , c'est-à-dire religieuse , suivant le style du temps, où l'on nommoit aussi les moines confesseurs. Rudesinde naquit l'an neuf cent sept, et fut instruit dans les lettres et la piété par Sa varie , évéque de Dume , qui mourut vers l'an neuf cent vingt. Après Rodrigue, son successeur, Rudesinde fut ordonné évéque du môme siège, quoiqu'il n'eût

(1) Sampir. p. 70. Sup. Ambr. Mor.

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