LIVRE CINQUANTE-SEPTIEME
(1) Sup. 1. i,vi,n. 32. 777. Gerb. Epist.70, 81 et
(2) Mabill.î>aîc.5,p.776, 87, 88, 89. Vita Abb. n. 7.
il s'appliqua à l'élude de l'Ecriture sainte et des pères , et en tira plusieurs sentences , dont il fit un recueil , pour avoir toujours en main de quoi se défendre contre les prétentions d'Arnoul , évêque d'Orléans. Ce prélat soutenoit que l'abbé de Fleury, outre la juridiction spirituelle, devoit encore lui faire serment de fidélité , comme son vassal : ce qu' Abbon refusa toute sa vie , prétendant que son monastère , pour le temporel , ne dépendoil que du roi. Ce fut une querelle générale , qui s'émut alors entre les évêques et les abbés, et qui n'avoit pas commencé plus tôt parce que les monastères étoient entre les mains des seigneurs laïques ou d'autres évêques , qui auroient bien su se défendre d'une telle prétention. Elle semble être venue du serment que les évéques exigeoient des prêtres à leur ordination , et qui fut défendu au second concile de Chàlons en huit cent treize (1). Car c'étoit à la cérémonie de la bénédiction des abbés que les évêques leur faisoient prêter ce serment de fidéiilé (2).