V. Cbr. Ademari, p
(3) Sup. liv. XI , n. 5i ; liv. xxxvHi, n. 10. Chr.
Pasc. p. 385.
officiers du roi le condamnèrent au feu , et il fut brûlé hors la ville , à la vue de tout le peuple. Cinq ans après la ruine de cette église, les juifs qui s'étoient cachés en divers lieux , recommencèrent à paroître , et se rétablirent comme auparavant. La même année, la mère du prince de Babvlone , qui étoit chrétienne et se nommoit Marie, commença a rebAtir l'église du Saint-Sépulcre ; et une multitude incrovable de gens de tout pays allèrent a Jérusalem, et donnèrent de grandes sommes pour contribuer à ce bâtiment. Tel est le récit deGlabert. Peu de temps après, c est-adire l'an mil douze , le roi Henri fit aussi chasser les juifs de Mayence (1).
Les Grecs comptent la chose ainsi : L an au monde six mil cinq cent dix-huit, indiction huitième, c'est l'an de J.-C. mil dix, Aziz, qui commandoit en Egypte , ayant rompu les traités avec les Romains , pour un très-petit sujet, renversa le temple magnifique du Samt-i^epulcre à Jérusalem , ruina les monastères , et en chassa les moines , qui s'enfuirent de toutes
parts.