LIVRE CINQUANTE-HUITIÈME
Le roi Robert eut toujours une affection particulière pour la ville d'Orléans, parce qu il Y étoit né , y avoit été baptisé et couronne roi (3). Il rendit à l'église cathédrale de Sainte- Croix des terres que lèvêque Foulques avoit donnéi^s à Hugues de Beauvais, pour en avoir du secours, et donna à la même église des vases sacrés et des ornements précieux. 11 en donna aussi à Tabbaye de Fleury, dont il con- . firma les privilèges. Car il regardoit saint Benoît comme un de ses principaux protecteurs : avec la Sainte- Vierge, saint iMarlin, saint Aignan, saint Corneille, saint Cypneii, saint Denis et sainte Geneviève. Il fit biMir a Orléans un nouveau monastère en Ihonneur de saint Aignan ; deux églises de Notre-Dame , et
un monastère de Saint-Vincent. Un de Saint- Paul à Chanteuge en Auvergne, de Saiiil->ledard à Vitry,d(* Saint-Léger dans la forcHl véline de Notre-Dame à Melun, deSamt-Pierre et Saint-Rieul à Sentis (1). A Etampes, le monastère de Notre-Dame et "««. «"l^:;.;;'f*'f dans le palais. A Paris, dans la cite, Samt-INicolas qui étoit la chapelle du palais , le monastère de Saint4;erniain-rAuxern>is,l egli e le
Saint Michel dans la forêt de Bievre q u . e l celle de Fontainebleau , le monasjere de Saint- Germain de Paris avec l'église de Saiiit-V mceil dans la forêt de Laye. A Gomts ^-^^^^J^ Saint- Aignan, um' autre egl.sede ^«»n -^£^" à Fav, 1(^ monastère de Notre-Dame a Po ss> , celui de Cassien à Autun. Ce sont quatorze monastères et sept autres églises.
Sa dévotion pour le saint-sacrement de l eucharistie étoit telle [^2) , qu il lui sembloit y voir Dieu dans sa gloire, plutôt que sous }^^ étran-ére : et c est ce qui le rendoit si soigneux de fournir des vases et des ornements pour ci|lébrer dignement le saint-sacritice. Il se plaisoit aussi à orner richement les reliques des saints et on en d(:H:ouvrit un grand nombn» Tous sin règne, qui avoient été lonç^ temps cachées, particulièrement vers 1 an mil huit, erdans'li ville de Scmis, sous larchev.Hp^'
Léoteric (3). Il y eut un ^^^^^'''''^''''Jf I^'IZ seulement des Gaules, mais d Italie et d Outremer ; et plusieurs malades y furent guéris , en sorte que la ville de Sens en fut enrichie. Mais la découverte des reliques la plus célèbre fut celle des martyrs saint Savinien et saint Potentien, aiK)lres de Sens. Ils eloient demeurés cachés dans des cavernes de pe«r des pmens, depuis le temps ^«^l'^V^evêque Guillaume , qui vivoit ran neuf cent quarante. Mais l'archevêque Uoléric les ayant trouves vers ran mil quinze , les fit enfermer soigneusemen dans des coffres de plomb. Enfin le roi Robert et la reine Constance tirent mettre le corps de saint Savinien dans une châsse d or et d argent ornée de pierreries, que le roi rapporta luimême sur si»s épaules avec le pruice Bober , son fils. Cette dernière translation se ht W vingt-cinquième d'août vers l'an mil vingtcinq , et un aveugle , nommé Mainard , du village de Fontaines en Gàlinois, y recouvra la viîe, qu'il avoit perdue depuis trois ans.
L^ roi étoit très-assidu aux oflices de 1 église, fîùsoit des prières et des génuflexions sans nombre , lisoit tous les jours le psautier, enseignoi aux autres les leçons et h>s hymnes, l passo t sans dormir les nuits enticTcs de Noël , de A-
(1) Chr. Malleac. p. 200.