‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1244 sur 2407 · XXIX. Remontrances de Gérard de Cambrai · texte numérisé non relu

XXIX. Remontrances de Gérard de Cambrai

(1) To. 9, p. 12iO

(2) Marca Goncord, IV, C. Il, p. 435.

(3) To. 9, Conc. p. 910.

Glab. IV, llist. c 4.

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'«) Balder. Chr. Camer. nogr an. 1031.

ToMc in.

Plusieurs les embrassoient volontiers, par 1 amour de la nouveauté ; mais Gérard, évêque de Cambrai , qui seul du royaume de Lorraine dependoit de la France, comme sufiTragant de Keims, ne put jamais être persuadé de recevoir ces règlements. Il disoit que le genre humain a ete dès le commencement divisé en trois : ceux qui prient , ceux qui combattent ceux qui cultivent la terre ; donc , chacun a besoin des deux autres, et les deux du troisième. On doit donc, ajoutoit-il, porter les armes et faire rendre ce qui a été pris par orce ; on ne doit pas irriter celui qui poursuit a vengeance d'un meurtre, le contraignant à 1 abandonner sans recevoir la satisfaction convenable, mais le réconcilier avec le meurtrier suivant l'Evangile. Il ne faut pas imposer à tout le monde le jeûne du vendredi ou du samedi , parce que tous n'ont pas la même force • m prétendre que ce seul jeûne suffise à tous ' parce que tous ne doivent pas faire la même pénitence. Il n'est pas à propos de promettre par serment toutes ces pratiques, et s'exposer au péril d'un parjure. EnÛn il est détestable a excommunier ceux qui refusent de s'y soumettre, et de refuser la visite aux malades et la sépulture aux morts. Il faut nous contenter des décrets anthentiques des pères et des pénitences qu'ils ont réglées pour les avoir méprises Telles étoient les remontrances deTévéaue de Cambrai. ^

Quelque temps auparavant , deux évêques de la même province , Bérold de Soissons et Cruerin de Beauvais, voyant que par la foiblesse du roi Robert le royaume se ruinoit les coutumes du pays étoient méprisées et la justice abandonnée, crurent rendre service à l'état en établissant cette paix suivant la résolution des évêques de Bourgogne (1) Us voulurenty faire consentir Gérard de Cambrai • mais, examinant la chose plus à fond, il le refusa. Il disoit que c'étoit troubler l'Eglise en entreprenant sur l'autorité royale. Car, ajoutoit-il , c'est aux rois qu'il appartient de réprimer les séditions par la force, de terminer les guerres et faire la paix : le devoir des évêques est d'avertir les rois qu'ils doivent combattre vaillamment pour le salut de la patrie et de prier Dieu qu'il leur donne la victoire. Les autres évêques murmuroient donc en secret contre Gérard disant qu'il n'étoitpas ami de la paix. Enfin , A fut tant pressé par les siens, entre

0) Balder. lib.nr, c.27.

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[AndeJ-C. 1032.

, , • .hhP d« Saint-Vaast d'Ar- 1 pieds. C'est lui qui est choisi , cédons a la V(v r?ttÏrrè2llSR''oS,Vi| ^l^--«i- ... vM..Ho„ se tint au "consentit bien qu'à regret. Mais l'événement fit voir combien il avoit raison de s opposer a faire iurer cette paix , car presque tous ceuK 5 ravoient>ré^. faussèrent leur ser-

ment.

TasTemb rpour l'élection se tint au nois deTuin la veille de Saint-Pierre; lej^^^ ,il, sans nommer personne qucon.^^^^^^^^^^

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