XXX. Saint Bardon, archevêque de Mayence
En Allemagne, Aribon, archevêque de Mayence, étant mort , saint Bardon u. succéda. Il éloit noble, et ayant fait ses éludes dans l'abbaye de Fulde, «""^ ^^^ « nce Ty
baud, depuis archevêque «»c fl^yf"^' -, ^^ mon, murrauroiem uc .. h- .-•■„,,„ „we
embrassa la vie monastique (1 . ^'O™™^^^'^. «n moine pour remplir une si f «"<»«, P'^^
soit continuellement le pastoral de sa nt wre ., J m^me se repeiitoil de l y
Sre, ses confrères lui en demandèrent la ^^^^'^^ Le lendemain, pur de Sainl-
? ? ' „: :î -A Ait on riant : Peut-étre vien- avoir mis. ,w-,«.i,. de Metz, célébra la
mois - ,
dit sans nommer personne, -,--
î„ 'sujet très-digne'; P"' V^ »PP^t Mav" nce déclari qu'il lui donnoUlcsiege de Maji^ce suivant le privilégedeFulde. llful donc sacn^ le lendemain vingt-neuviemc «1? J"'" ™ .^^"'^ un étant environ dans sa cinquantième annè^' L'empereur ei-lèbra cette année la fête de N^làGoLr = Bardon s'y trouva^e, suivan la oréroffalive de sa di?:nile , il otncia le j mr lime. Il pn^cha en p.;u ^e mj^^^^^^^^^^^^^ van-ile cl plusieurs, malsatisfaUsde sonsir- Zn;'mur.Suroi enU^cequona^^^^^^
S4u rïndH :« Han = Peu.étre viendra-t-il quelque jour un roi qui , ne trouvant personne qu? veuille être évéque , sera as«.z simple pour me donner un evêche. Richard , S de'l^ulde , ayant bâti un nouveau monastère près du grand , en donna la conduite a SoS-et 1 empereur Conrad étant venu a Fulde, et ayant voulu voir ce nouvel etabssement, fut ravi d'y trouver Bardon, qu.^
connois'soit déjà de '•«P"^»^'»»;; .rbrn'rel rent de la reine , son epou-^e. Il l embrassa ei Jromi de l'élever en dignité à la prom.ere occasion. En effet, il manda peu de ten.|.s après à labbè Richard de le lui envoyer cHui donna l'abbaye de Verliane, près de Cologne , quelque temps après celle d'Herfeld, près de Fulde, et Bardon fut abbé des deux en^^f ^Ic ^^„^„ Aribon, archevêque de ^layence se trou a avec I'.-mpereur à Paderborn a la fêle de Noël mil trente , et lui demanda congé d al. r à Rome (2). Il partit l'année suivante après la chanMeur, et a^u retour il courut le rm.mie d'avril mil trente-un, après avoir tenu le siège dix ans. On porta son bàlon pastoral a 1 empereur Conrad , qui tint conseil sur le choix du successeur. Après que l'on eut nomme plusieurs sujets, quelqu'un dit que , suivant les privilégei de l'abbaye de Fulde, on devoiten tirer alternativement l'archevêque deMayence iJempereur fut d'avis de différer élection , et il se trouva en effet que »!» P"y'l';S*^*t,^f' toient et que les rois précédents les avo.ent suivis. Sur ce fondement, Richard, abbe de Fulde, crut que cette dignité le rcgardoit ; et ayant donné ordre aux affaires de la maison , il prit lechemin de la cour. Mais un matin, il dit aux moines qui l'accompagnoient = INe vous affligez point, mes frères, je ne vous serai point ôté. J'ai vu cette nuit notre frère Bardon sur une haute montagne , ou je ne pouvois monter. Il avoit une houlette a la main ses brebis paissoient autour de lui, et une fontaine très-claire sorloit de dessous ses
ivoir rais. Le lendemain, jour de Sain - Etienne Thierry, évc^^ue de ^l{;tz ^deb^^^^ messe et lit un sermon qui fut loué de toul K Se'. C'est là , disoit-on un énV,ue. Ix j^u de Saint Jean on en>M.ya demander a 1 arche v.^niio Rardon qu célebreroit la messe, ii rc wndit quecc ^roitlui. Ses amis l'en de our- S %m prétexte de la fatigue d^offic.er m souvent mais il fit un sermon qui fut ai iiirt et lU fondre en larmes tout l'auditoire L autw de sa vie a eu soin de le conserver. Quand V nlse mettre à table avec Pempereur s,,, vaut la coutume, l'empereurdit:C est aujour d'hui Noël pour moi ; nos envieux m nt c. m fondus et il le fit laver le premier. ]>Iais l ar chevêqic ne fut pas plus touché des louanges de celour que du meVis du jour précèdent 11 retourna^à son dioctec et le gouverna vingt
""a Hambourg, larçl»evêque Libentius II mourut le vingt-cinquième d aou^^""'' ^^ î,*^, deux, extrêmementregretle etson sue«e^^ "[ Fut Herman , prèvOt du chapitre d llaU <;iit fil II reçut le bâton pastoral de 1 emp. ?i^Cmin.d,etlepallium.lapapeB^^^^^^^^ il tint le sléo-e de Hambourg eiiMron trois ans. \'âvoi\"plus de simplicité qiiede prudence .t suivant les mauvais conseils de ses domesi ,
S;tï:l:S;!-.n^-e,quij^.em^^^^^ •irmée ennemie y eût passe. Entre ses cnap ?a™s étoiTsuidger, depuis pape sous le nom de
Clément II.
(l) Yita S«c. 0, Bea.2, p.Ô. (2) Chr . Saxo. 1003.
XXXI. Mort de Jean XIX. Benoit IX, pape. ' 11 Teut uneîn-andeéclipsedesoleil,levendro- Hiir^fneuvSe de juin, fêle de saint Pierre, ?.n ml 'tS-lrois, et le même jour quelquo.-
ÏÏdtpVTn^auxdVntr^^^ rentcontrelepapeJeanXIX evoul^^^^^^^
qu'ils ne purent exécuter , et ils le ctiassert^
(l) Adam. lib. il, c. 50.
Andc J.-C. 1033.]
seulement de son siég^e. IMais l'empereur Conrad étant venu à Rome avec une» armée , le rétablit et soumit tous les rebelles. Le pape Jean mourut la même année, le builième novembre après avoir tenu le sainl-siége neuf ans et Irois mois. On ordonna à sa place Théopbylacte son neveu, fils d'Albéric, comte de Tusculum' quoiqu'il n'eiit qu'environ douze ans; mais ii fut élu a force d'argent. On le nomma Benoît IX, et il occupa le saint-siége onze ans et près de cinq mois , le déshonorant par sa vie mfàme. La simonie régna ainsi à Rome pendant vingt-cinq ans (1).