‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1318 sur 2407 · XX. Conciles · texte numérisé non relu

XX. Conciles

Pendant les cinq siècles que nous repassons, on a continué de tenir des conciles, et même trois généraux, le sixième, le septième et le huitième. Il est vrai que les conciles provinciaux n'ont plus été si fréquents que dans les six premiers siècles , principalement en Occident, où la constitution de l'état temporel n'y étoit pas favorable, tant par les incursions des barbares que par les guerres civiles ou particulières entre les seigneurs ; mais on se souvenoit toujours qu'on les devoit tenir, et on rappeloit souvent l'ordonnance du concile de Nicée de les tenir deux fois l'an. Les papes en montroient l'exemple, et en tenoient ordinairement un' en carême , et l'autre au mois de novembre, comme nous voyons sous Léon IX, Alexandre II et Grégoire VII , et ce dernier, tout jaloux qu'il étoit de son autorité , ne faisoitrien sans concile.

J'ai marqué les inconvénients des conciles nationaux, soit d'Espagne, sous les rois goths, soit de France, sous la seconde race de nos rois; mais c'étoient toujours des conciles. Les évêques s'y trouvoient ensemble, ils s'entretenoient de leurs devoirs, ils s'inslruisoient; on y examinoit les affïiires ecclésiastiques , on y jugeoit les évêques mêmes. L'Ecriture elles canons étoient les régies de ces jugements, et (m les lisoit avant que d'opiner sur chaque article ; vous en avez vu une infinité d'exemples.

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