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HISTOIRE DU CHRISTIANISME
lettres des autres papes avoient péri dans un incendie de Féglise de Canlorbéry , arrive quatre ans auparavant ce concile.
Thomas, archevêque d'York , alleiçua pour lui la lettre de saint Grégoire , où il déclare que l'église de Londres et celle d'\ork sont éffales, et que l'une ne doit point élre soumise à l'autre (1). Mais tout le concile reconnut que cette lettre ne faisoit rien au sujet, parce que Lanfranc n étoit point évèque de Londres, et qu'il n'étoit point question de cette église. Thomas fit quelques autres objections que Lanfranc détruisit facilement-, en sorte que le roi (it à Thomas des reproches, mais doux et paternels, de ce qu il étoit venu, avec de si foibles raisons, attaquer des preuves si lortes et si nombreuses. 11 répondit qu'il ne savoit pas que la prétention de l'église de Cantorbéry fût si bien appuyée, et il supplia le roi de prier Lanfranc qu il oubliât son ressentinient, qu'ils vécussent en paix, et qu'il lui relacliAt même , en vue de la charité , quelque partie de ses droits. Ce que Lanfranc lui accorda volontiers et avec actions de grâces. . ,
Cette affaire, qui avoit été commencée a Winchester à Pâques, fut terminée a la Pentecote à Windsor, et l'on forma le décret du concile (2) , portant que, la cause des deux archevêques ayant été examinée par l'ordre du pape et du consentement du roi, il avoit été prouve que l'é^^lise d'York devoit être soumise a celle de Cantorbéry, et obéir à son archevêque, comme primat de toute la Grande-Bretagne , en ce qui regarde la religion. Mais, ajoute e décret, l'archevêque de Cantorbéry a accorde
[An de J.-C. 107Î. S yvn de J-C. 1072 ]