‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1484 sur 2407 · XXIII. Fin de saint Annon, de Cologne · texte numérisé non relu

XXIII. Fin de saint Annon, de Cologne

La même année mourut saint Annon , archevêque de Cologne, l'une des grandes lumières de l'église d'Allemagne. Depuis sa retraite. Dieu l'éprouva par plusieurs afflictions. Son frère Yécel , archevêque de Magdebourg, et son cousin Bucon, évêque d'Halberstat, se trouvèrent enveloppés dans la guerre de Saxe, et par conséquent exposés à l'indignation du roi. Et comme Annon, retenu par l'affection naturelle, ne donnoit pas au roi des secours assez puissants à son gré, il lui devint lui-même suspect, et ce prince l'accusa d'infidélité et de parjure, jusque-là qu'il sollicita les citoyens de Cologne pour le tuer, et deux de ses domestiques en formèrent le dessein. L'année précédente, mil soixante-quatorze, incontinent après Pâques, l'imprudence de ses gens excita contre lui à Cologne une sédition si furieuse, que sa vie fut en danger. 11 avoit pour ce sujet excommunié et banni plusieurs citoyens de Cologne (1). Mais, à Pâques de l'année mil soixante-quinze, il leur rendit la communion et leurs biens, qui avoient été pillés. Enfin, il lui vint des ulcères aux pieds , qui firent tomber la chair, jusqu'à découvrir les os , puis, montant aux jambes et aux cuisses, gagnèrent le corps et les parties nobles; et ainsi, après une longue maladie, il mourut le quatrième de décembre mil soixantequinze, jour auquel l'Eglise honore sa mémoire. Il avoit tenu le siège de Cologne vingt sans et dix mois (-2). Il fut enterré au monastère de Sigebert , et il se fit plusieurs miracles à son tombeau.

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