LXII. Saint Stanislas, martyr
En Pologne , le roi Casimir le moino étant mort dès l an mil cinquante-huit, lioleslas H surnommé le cruel , lui avoit succédé et régnoit depuis vingt ans (2). Stanislas, évéque de Cracovie, s'attira l'indignation de ce prince en le reprenant hardiment de ses vices, particulièrement de sa cruauté et de s(»n impudicilé. Après l'avoir averti plusieurs fois en public et en particulier, enfin il l'excommunia , et le roi, devenu plus furieux le tua de sa main , comme il venoit d'achever la messe dans une chapelle de Saint-ÎMi( hel, près di' Cracovie, le huitième jour de mai mil soi\anle-dix-m'uf. 1 ht ensuite mettre le corps en pièces, mais elles furent rassemblées, et il se lit plusieurs miracles au tombeau du saint martyr. Les auteurs polonois, qui ont écritsa vie fort au \on^ quatre cents ans après, disent que le pape Gré goire YII, ayant appris ce meurtre, excommunia le roi Doleslas et tous ses complices ; qu il mil en interdit toute la province deGnesne qu'il priva Bole.las de la dignité royale et dispensa ses sujets du serment de fidélité iVlais je n'en trouve rien dans les lettres de Greg(nre YII, et je ne sache aucun auteur cont'niporainqui parle de celle Ijistoire. Saint Maïuslas fut canonisé parle pape Innocent lY en douze cent cinquante-deux, et 1 église romaine l honore le septième jour de mai (3)
HISTOIRE DU CHRISTIANISME. ( AndeJ-C. to