‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1589 sur 2407 · LVII. Eglise d'Allemagne · texte numérisé non relu

LVII. Eglise d'Allemagne

L'église d'Allemagne perdit, cette année mil

fl) Pelag. Ouet. p. 76. (%) Roderic. vi, c. 27. Roderic. vi , c. 30; to. x, (3; Sup. n. 44, Conc. p 38jJ.Isid. p. 413,

HISTOIRE DL CHRISTIANISME

[An de J.-C. tOQi.

AndeJ.-C. 109t. J

quatre-vingt-onze , (rois jrrands personnages. Yolfelme, abbé de Brunviller près de Cologne, qui avoit écrit une lettre considérable contre l'hérésiarque Bérenger , mourut le vingt deuxième d'avril, et sa vie fut écrite par Conrad, son disciple. Le cinquième de juillet mourut Guillaume, abbé d'Hirsaugo depuis vingt-deux ans, le principal restaurateur de la discipline monastique dans l'Allemagne. Il fonda ou rétablit quinze monastères, et forma plusieurs disciples illustres, entre autres saint Tiémon, archevêque de Saltzbourg,» Gébehard, évéque de Constance, alors légats du saint-siège; Gébehard, évéque de Spire ; saint Théoger, évéque de Metz. La vie de l'abbé Guillaume fut écrite par le moine Heimon, son disciple. Altraan , évéque de Passau , mourut aussi cette année, le huitième d'août, dans une heureuse vieillesse, après avoir gouverné son église vingt-six ans, soutenu la religion avec un grand zèle contre les schismatiques, essuyé plusieurs périls et souffert de grandes persécutions (1). Il fonda trois communautés de chanoines réguliers.

En ce temps-là , plusieurs laïques en Allemagne embrassèrent la vie commune, renonçant au monde, et se donnant, eux et leurs biens, au service des communautés régulières de clercs et de moines pour vivre sous leur conduite (2). Quelques envieux blâmèrent leur manière de vivre ; mais le pape Urbain l'ayant appris, écrivit en ces termes aux supérieurs de ces bons laïques : JNous approuvons cette manière de vie que nous avons vue de nos yeux, la jugeant louable et digne d'être perpétuée comme une image de la primitive Eglise, et nous la conOrmons par ces présentes de notre autorité apostolique. Outre une multitude innombrable d hommes et de femmes qui se donnèrent ainsi au service des moines et des clercs, il y eut à la campagne une infinité de filles qui , renonçant au mariage et au monde, se mettoient sous la conduite de quelque prêtre; et même des femmes mariées qui vivoient ainsi sous l'obéissance dans une grande piété. Des villages entiers embrassèrent cette dévotion, et s'efforçoient de se surpasser l'un l'autre en sainteté. Ainsi l'Eglise réparoi t les pertes qu'elle faisoit alors par la multitude des excommuniés.

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