IX. Concile de Troyes
Le pape Urbain célébra la fête de Noël l'an mil quatre-vingt-douze, hors de Rome, toutefois dans les terres de régli>e romaine , pan e qu'il n'auroit pu entrer à Rome qu'à main armée, tant les sehismatiques y étoient encore puissants , quoique l'antipape Guiberl fut eu Lombardie avec l'empereur Henri (2). Pendant le carême de l'année suivante , mil quatre vingt-treize , le pape Urbain tint un concile à Troyes en Pouil le, leonzième jour de mars , où assistèrent en\ iron soixante-quinze évécjues et douze abbés. On y parla des mariages contraetés entre parents, et on y lit le règlement suivant : Les évéques diocésains feront citer les parties jusqu'à trois fois (3). Si deux ou trois
An de J.-C. 1092}
hommes affirment par serment la parenté , ou si les parties en conviennent, on ordonnera la dissolution du mariage. S'il n'y a point de preuve, l'évéque prendra les parties à serment pour déclarer s'ils se reconnoissent pour parents , suivant la commune renommée. S'ils disent que non , il faut les laisser, en les avertissant que s'ils parlent contre leur conscience ils demeurent excommuniés tant qu'ils continuent dans leur inceste. S'ils se séparent suivant le jugement de l'évéque , et qu'ils soient jeunes , il ne faut pas leur défendre de contracter un autre mariage. On flt un autre canon dans ce concile pour l'observation de la trêve de Dieu.