‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1700 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-CINQUIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-CINQUIEME

(Ij Ep.O.

(2) Ep. 5.

fl) Sup. n. 14. Edmer.

Navor. p. 61 ; to. X, Conc.

Ep. 07.

TOMK IV.

(2) To. y„ Ep. il, ap.

Ans. ni, Ep.. iî.. Sup. n. 10.

(3) Ep. i2, ap. Ans. 45.

les miennes, on ne les verra point quant à présent. Enfin, il n'est point question de lettres : qu'il dise sans détour s'il veut suivre en tout ma volonté. Plusieurs s'étonnèrent de ce discours du roi , et disoient : Si ces lettres lui éloient favorables il les montreroit, même malgré l'archevêque. Anselme fit donc voir à tous ceux qui voulurent les lettres qu'il avoit reçues du pape, principalement une du douzième décembre mil cent un , où Pascal le faisoit souvenir que les investitures avoient été condamnées par Urbain II au concile de Rari , où ils avoient assisté l'un et l'autre (1).

Alors les évêques, qui avoient été députés de Rome , dirent que le pape leur avoit dit de bouche autre chose que ne contenoient ces lettres, ni même celles qu'ils avoient apportées au roi, et déclarèrent, foi d'évêques, que le pape le» avoit chargés de dire au roi que, tant qu'il vivroit d'ailleurs en bon prince, il lui passeroit les investitures des églises, pourvu qu'il les donnât à des personnes vertueuses. Or, ajoutoient-ils , le pape n'a pas voulu faire cette concession par écrit, de peur que, si elle venoit à la connoissance des autres princes, ils ne s'attribuassent le même droit, au mépris de l'autorité du pape. Les députés do l'archevêque soutenoient que le pape n'avoit rien dit à personne de contraire à ses lettres ; mais les évêques disoient : Outre ce que nous avons trailé avec le pape devant vous .^ nous en avons eu des audiences secrètes. Les seigneurs se trouvèrent partagés sur ce sujet , les uns disoient que sans s'arrêter aux paroles il. falloit s'en tenir à l'écriture et aux sceaux riu pape, les autres soutenoient qu'il falloit, plutôt croire le rapport de trois évêques, qi\e du parchemin et du plomb, et que les moincF, n'avoierA plus droit de porter témoignage 'depuis qu'ils avoient renoncé au monde.

Le roi, encouragé par le discours des évêques, commen.ça à presser Anselme de lui faire hommage , et de sacrer ceux à qui il alloit donner des év êchés. Anselme, ne voulant pas démentir r,uvertement les évêques y répondit que, por^r éviter toute surprise, il ^^^^it davis de re avoyerà Rome consulter le pape, Q^^ cepend.ant, si le roi donnoit l'invesliturt «^ ^^^^" qu'église, ilneleregardoit point comme excommunié, ni celui qui l'auroit reçue, mais ^^ ^^ ne le sacreroit, ni ne permettroit de le sacis^^'j^ Cette proposition fut approuvée, et le roi, poui" user de son prétendu droit , donna aussitôt par la crosse l'investiture dedeuxévéchésàRoger, son chancelier, celui de Sarisbéry, celui d'Herford à un autre Roger, son lardier, ainsi nommoi t-on celui qui gardoit les provisions de bouche.

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