LXIV. Thomas, archevêque d'York
Peu de jours après la mort de saint Anselme, arriva en Angleterre un cardinal envoyé par le pape Pascal, avec le piillium pour l'archevêque d'York , qu'il étoit chargé de remettre à saint Anselme, afin d'en disposer suivant son avis (2). A la Pentecôte suivante , treizième de juin mil cent neuf, le roi, tenant sa cour plénière à Londres, fit examiner l'affaire de 1 archevêque d'York. On lut la dernière lettre que saint Anselme lui avoit écrite , et onze évêques qui etoient présents résolurent d'y obéir, quand ils devroient être dépouillés de leurs dignités. lU firent venir Samson , évéque de VVorchester , dont l'archevêqueThomas étoit fils légitime; et il déclara qu'il étoit du même avis, et qu'il vouloit aussi obéir à la défense d'Anselme. Le roi fut du même sentiment , et
(1) Edmer. 2, Vila. p. 5 10.
24, 123, q. t, c. 1, 2, 4, 7, (2) Edmer. 4 , Kovor. q. 2, c. 1, 3, q. 3, c. 1, 3, n. 38.
déclara à Thomas qu'il promettroit à l'église de Cantorbéry la même obéissance que ses prédécesseurs, ou qu il renonceroit à l'archevêché. Il se soumit, et fut sacré le dimanche vingtseptième de juin, par Richard, évéque de Londres, qui lui fit auparavant prêter serment : le cardinal lui donna ensuite le pallium. Mais Thomas eut regret toute sa vie de n'avoir pas été sacré de la main de saint Anselme. Au reste, févêque de Londres fil cette fonclioa comme doyen de l'église de Cantorbéry.