‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1838 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-SEPTIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-SEPTIEME

Cl) Cbr. SaTgn. to. 2.

Mis^eil. Baiuz. p. 310. Ko^,

deMont(\ an. 1118.

(2) Oraer.lib..Mi,p.86l.

étoit impossible de le faire autrement que par les armes, parce que mon frère étoit le protecteur des méchants, et suivoit les conseils de ceux qui le rendoient méprisable, et dominoient sous son nom. J'ai donc été obligé de faire la guerre. Dieu , favorisant mes bons d(»sseins, m'a donné la victoire, et j'ai rétabli les lois et la tranquillité publique. Pour la conserver il a fallu arrêter mon frère, mais il est traité selon que sa dignité le demande, (»t, si on ne ra'avoit enlevé s(m fils, je le ferois élever avec le mien. Telle fut la réponse du roi d'Angleterre, dont le pape parut satisfait. Il proposa ensuite les plaintes particulières du roi de Trance, contre lequel le roi d'Angle terre fit aussi les siennes; mais enfin il témoigna désirer la paix, et le pape envoya des députés au roi de France et à ses barons porter la réponse du roi d'Angleterre.

En celte conférence de Gisors , le roi Henri obtint du pape la confirmation de toutes les coutumes (1) que son père avoit en Angleterre et en Normandie, et principalement de ne lui point envoyer de légat s'il ne le demandoil pour quelqu affaire qui ne pût être terminée par les évêques de son royaume. Ensuite le pape pria le roi de rendre son amitié à Turstain, elle rétablir pour l'amour de lui dans l'archevêché d'York. Henri dit qu'il avoit promis par serment de ne le faire de sa vie. C illiste répondit : Je suis pape, et si vous faites ce que je vous demande, je vous absoudrai de ce serinent. Le roi dit qu'il en prendroit cosiseil , et ils se séparèrent ainsi. Ensuite il envoya por er au pape celle réponse : H ne par<»ît pas convenable à ma dignité de recevoir l'absol.ilion que vous m offrez ; (ar, quelle foi aura-t-on désormais aux serments si l'on voit, par mon exemple, qu ils puissent être si faeilement anéantis par une absolution? Toutefois , puisque le pape souhaite si fort que Turstain soit archevêque d'York, je le veux bien , à condition qu'il vienne â Cantorbéry, et qu'il fasse la soumission qu'ont faite ses prédécesseurs, autrement il ne sera jamais dans le siège d'Y ork tant que je régnerai en Angleterre. Turstain prit le ]»ar;i de suivre le papi», qui ne le retint pas long-temps, de peur qu'il ne lui fût à charge , et le roi demeura ferme à ne le souffrir en aucun lieu de son obéissance. 11 ne permit pas non plus au prétendu légat Anselme d'entrer en Angleterre, ni de faire aucun acte de sa légation.

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