‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2086 sur 2407 · XXXIX. I.cllics pour Odavlon · texte numérisé non relu

XXXIX. I.cllics pour Odavlon

Octavien de son côté, sous le nom de Victor, écrivit une lettre, adressée aux patriarches, arch{»vêques , évêques, abbés, ducs, marquis, comtes et autres seigncu s de la cour de Tenipereur Fridéric , où il les prie d'exh'M'Ier Cl' prince à prendre la protection de l'Eglise en ce temps de troîiido [\). H rai-onte succincten.ent sa promotion ^ sans en marquer les circonstances; \>\m il ajoiile '• Quant à ce Rolaîid , ci-devaoi chancelier, qui, étant altaeîîé à (iuillainne de Sicile j)ar u:\'3 conjura tion conlre 1 i'^glise et renipire, s'est intrus (I »uze jours après notre élection ; ,s il vous vi<'nl qui'!(|nes écrits de sa part, rejet z-les comme pleins <iv" mensoîige et envoyés par un s(hismaii(jue. j^a date est de Seg:;i , le vinglhuilième »i'octobre.

Les cardinaux du parti d'Octavi.'U écrivirent aussi une lettre adressée à tons les prélats, à la tête d'j laquelle ils nr'tlent aiiisi leurs noms : Imar, évêîjue de Tusculum, le premier (\c.^ évêques; Jiar. , dii titre de Saint- Sylv<'slre cl Saint-IMartiii; et Guy de Crème, i\i\ titre de Saint-Calliste, prêtres-cardinaux ; Raymond , diacre-cardinal de Sainte-Marie in i'ia Liiia , et Simon d' Sainle-IMarie in Doniinica, et l'abbé de Su'olac. Ce ne sont en tout (|U(; cinq cardinaux. Leur lettre commeî'.ce ainsi : Dès le t( nips que le pape Adrien litaîlian;-;' à Bénévent .ivec Guillaume de Sicile coutn' l'honneur de 1 Eglise et de l'eml)ire (2;, il y <'ul une assez grande division entre les cardinaux, c'est-à-dire entre nous ([iii n'approuvions p )inl ce traité, et les autres qui le soulenoient, étant engagés au SicilicM par 1 argent ( t les promesses dont il les avoit aveugles, et qui en atliroiiMil plusieurs aulies à leur parli. Quand donc, on eut avis que l'emperi'ur éloil enlîé en Italie et qi'.'il en avoit subjugué une grande partie , <es partisans du Sicilien cominencv-rent à solliciter puissamment le papi^ de prendre quel- (pie prétexte pour e\con)nun;ier l'enîpereur et SCS adlïfrents. Nous disi*;ns au contraire «}u'ii falloit excommunier le Sicilien qui avoit ôléà rE:;lise par violence tous ses dro'its s|)irituels et temporels , plutôt que l'empereur (îui Iravailloità reouvrer les droits (îe 1 em- I»:re cl à tirer l'Eglise de ser\itude. A va) discours, les partisans du Sicilien demeurèrent confus , et se désistèrent de leur entreprise.

Ensuite , pendant que notre frère Oclavien, alors cardinal et maintenant pape, étoit en légation près de l'empereur avec (iuillaume,

(Il Siij). II. ;22. Alex.Ep. 1, ap. [{dd. c. 51.

(2) Ap. llad. c. 53.

(1) Radev. c. 50.

(2; C. bi. Sup. o. li.

cardinal de Saint-Pierre-aux-Liens, le papo sortit de Rome et vint à Anagni avec les partisans du Sicilien. Ce fut là que , par une conspiration maniresle, ils s'engagèrent avec serment à faire excommunier l'erapen ur et à s'opposer jusqu'à la mort à sa volonté , et que si le paj^e mouroit ils n'éliroient pour lui succéder qu'un de ceux qui avoient fait ce serment. Ils firent aussi jurer aux évêques voisins de ne sacrer pour pape que celui qui seroil élu par la faction du Sicilie :. Le pape Adrien étant mort , et son corps porté à Rome avant que de Lenlerrer, nous convînmes (ous par écrit que l'élection se feroit selon la coutume de l'église romaine, c'est-à-dire que l'on sépareroit quelques personnes d'{"ntre nous pour recevoir les suffrages et les écrire, et que tout se f/roit d'u:» commun cons'jnteme!!t. Nous étant assend)lés dans l'église de Saint-Pierre, 1 élection procéda ientemenl, et le troisième jour étant presque passé, quatorze cardinaux de la conjuralicui nommèrent le chancelier P.oland, et nous, au nombre lU) neuf, nous élûmes Octavien, sachant qu'il étoit le plus convenable pour la pai\ et pour l'union entre lEglise et Icnipire.

Alors, voyant que le parti contraire vouloit violer la convention que n(ms avions laite, nous leur délendimes d(' la part de Dieu d'in vestir personne de la chape, sinon du consentement de tous, et à Roland delà recevoir. Et comme au mépris de celle protestation ils se meltoient en devoir de le revêtir avant qu'ils l'eussent fait, nous revêtînies notre élu à la prière du piMipie romain, sur l'electioîi de tout le clergé; et du consenîement presque de tout !e sénat , de (ous les capitaines , les barons et les nobles, nims l'iiîtrenisàmes dr.rts la chaire de Saint Pierre, et nous le menâtnes au palais avec les acclamations du peuple et toutes les solennilcs requises, i.es cardinaux du parti contraire se retirèrent au chàlre.u de Saint-Pierre , et y denîeuièrentenrermés plus de huit jours , piiis , en ayant elé lires par des sénateurs, ils rortirent dV Home, et étant au château nommé la Citerne, entre Aricie vi Terracine , ils y revêtirent de la vbi\\:C !e cIkuicelier Jioland , et le dimanche suivant ils le sacrèrent. Aussitôt ils (envoyèrent |)ar toute l'Italie pour détourner les évêques de ^(»nir ausacrede notre élu , les menaçant d excommunication et de déposilion , et toutefois il a été sacré le premier dimaiK he d'octobre. Tel est le récit (ies cardinaux un parli (rOcte.vien , oiKv qui esta renîarquei, c'est qu'ils conviennent eux-nîém:^s (jue lvole,nd avoit été élu le premier, et par la ^dus grande partie des cardinaux, et sacré le premier.

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