‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2109 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-DIXIÈME

pour procéder à l'élection. Les avis furent partagés ; les uns disoient qu'un prélat ( héri du roi procureroit la paix entre le royaume et le sacerdoce ; les autres soutenoient que cette faveur nuiroit à It^glisc; et que , sous un archevêque tiré de la cour, les officiers du du roi la pilleroient plus librement, lis ajou» toient , qu'il étoit absurde et contre les règles de donner pour chef à ce vénérable monastère et à toute l'église anglicane un homme plus laïque qu'ecclésiastique , un chasseur et un courtisan plein de faste. 11 fut élu toutefois , suivant lintenlion du roi , par les évêques de la province et h's moines de (>antorbery, assemblés à Westminster, près de Londres. Il y avoit cinq ans qu'il étoit chancelier, et il étoit en la quarante-quatrième année de sou

Aussitôt il fut présenté au jeune roi Henri, dont il avoit élé précepteur, qui étoit présent à l'assemblée, et qui donna son consentement à l'élection au nom du roi, son père. Thonjas fut aussi déclaré de la part du roi libre de tous les engagements de la cour. H partit ensuite de Londres pour aller à Cantorbéry , être sacré suivant la coutume Presiiue toutes les personnes considérables du royaume s'y rendirent ; le clergé par devoir, les seigneurs pour faire leur cour au roi et au nouvel archevêque. 11 fut premièrement ordonné prêtre le samedi d'après la Pentecôte, second jour de juin mil ceritsoixante-deux, et le lendemain dimanche de l'octave il fut sacré évêque avec grande solennité, par Henri, évêque de AVinchester, en présence du jeune roi. A ce sacre se trouvèrent quatorze évêques, suffragants de Cantorbéry, en sorte que le nouvel archevêque étoit le quinzième. Aussitôt il envoya des députés au pape qui étoit à Montpellier, pour demander h' pallium, qu'ils oblinrent plus facilement et plus promptement qu à l'ordinaire. Ainsi, Thomas l'ayant reçu, devcVjue devint archevêque. Ce sont les pândes d'Hébert, un des auteurs de sa vie. En mémoir(; de sc^n sacre, Thomas inslitua de célébrer au jour de l'octave de la Pentecôte la fête de la Sainte- Trinité, qui n'étoit pas encore établie par toute l'Eglise (Ij. ^

(1) Ep Jo. Sariib. Lp.

(2) Chron.Gervas. IIOL Sup. I. LMii, n. 51. VilaS.

Th. c. 6.

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