‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2119 sur 2407 · Assemblée de Clarendon · texte numérisé non relu

Assemblée de Clarendon

L'année suivante, mil cent soixante-quatre, sur la lin de janvier, le roi d'Angleterre tint à (ilarendon uni» assemblée de tout son royaume, pour y faire reconnoitre les coutumes qui lui étoient contestées par le clergé (:>). En cette assemblée, il pressa Thomas, archevêque de Cantorbéry, d'exécuter la promesse qu'il lui avoit faite à Oxford d approuver les coutumes, sans y ajouter la restriction ; Sauf notre ordre. Mais rarchev(V]ue , craignant que si on accordoit au roi ce qu il désiroit, il ne gardât pas de mesure dans l'exécution des coutumes, ne pou voit se résoudre à les accorder. Cependant l'évêque de Sarisbéry et celui deNorwick, < raignant les effets de lancienne indignation du roi, prioient l'archevêque avec larmes d'avoir pitié de son clergé, et de ne pas s'exposer à la prison, son clergé à être détruit, eux à

(1^ Ilist. arrhiop. Brem.

p. lOi. Helmold. liv. i, c.y2.

(2) Vila quadrip. Ilv. I , C 21.

AndeJ.-C ItOt 1

perdre la vie. Il étoit encore pressé par deux comtes très-puissants dans le royaume, qui disoient que, s'il nacquiesçoit à la volonté du roi, il les contraindroit d'user de violence qui attireroit au roi et à eux une infamie éternelle. Richard, maître des templiers, homme d'un grand nom , vint à la charge pour la troisième fois, et avertit l'archevêque de prendre garde à lui et d'avoir pitié du clergé. Il leur sembloit à tous voir les épées déjà levées sur sa tête.

Il se rendit enfin à leurs conseils et à leurs prières, et s'obligea le premier à observer les coutumes royales de bonne foi , sans autre addition. Il y joignit le serment, promettant en parole de vérité de le faire ainsi, et tous les autres évéques le jurèrent en la même forme. Aussitôt quelques seigneurs qui dévoient savoir ces coutumes en dictèrent la reconnoissance ; et comme la plupart furent rédigées par écrit , l'archevêque, voyant que l'on en vouloit ajouter beaucoup davantage, interrompit, et dit qu'il ne pouvoit être bien instruit de ces coutumes, n'étant ni des plus anciens du royaume, ni archevêque depuis long -temps, ajoutant qu'il étoit tard, et que l'aflaire étoit assez importante pour la remettre au lendemain. Cet avis fut suivi , et chacun se retira à son logis.

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