‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2131 sur 2407 · XI. Thomas bien reçu du roi Louis · texte numérisé non relu

XI. Thomas bien reçu du roi Louis

Hébert de Boscham et un autre de la compagnie de l'archevêque suivoient pas à pas les prélats envoyés du roi sans qu'ils le sussent car ces prélats les précédoient toujours d'une journée (2). Hébert et son compagnon vinrent donc aussi trouver le roi de France, qui connoissoit et estimoit Thomas dès le temps qu'il etoit chancelier. Il s'informa s'ils étoient de sa

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famille, et l'ayant appris, il les salua par le baiser, et les écouta favorablement. Quand ils lui eurent raconté, suivant l'ordre du prélat, l'histoire lamentable de ses peines et de ses périls, le bon prince en fut attendri, et leur dit de son côté que le roi d'Angleterre lui ayoit écrit contre le prélat, et ce qu il lui avoit répondu. Puis il ajouta : Avant que de traiter si rudement un homme d'un si grand rang et son ami , il devoit se souvenir de ce verset : Mettez'^ous en colère^ et ne péchez point (1). A quoi un des envoyés répondit : Sire, il s'en seroit peut-être souvenu s il l'avoit ouï chanter à lolïice aussi souvent que vous, et le roi sourit. Le lendemain, le roi ayant tenu conseil avec ceux qu'il avoit auprès de lui, accorda à l'archevêque de Cantorbéry la paix et la sûreté dans son royaume , et , en congédiant ses envoyés, il ajouta : Il est de l'ancienne dignité de la couronne de France que les exilés, principalement les personnes ecclésiastiques, trouvent dans le royaume sûreté et protection.

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