XXXVI. Constitution sur les fêles
Au mois de mars de la même année mil cent soixante-six , que les Grecs comptoienl Tan du monde six mille six cent soixante-quatorze (1 ), indiction quatorze, l'empereur Manuel publia une constitution touchant les tètes auxquelles les tribunaux de justice dévoient cesser, distinguant celles du premier ordre , où ils doivent cesser entièrement, et celles du second ordre , où on pouvoit rendre la justice devant et après le service divin. Toutes les fêtes marquées dans cette constitution se trouvent encore à présent dans le ménologe des Grecs ; et il y en a que l'église latine ne célébroit pas encore alors et qu'elle a reçues depuis, savoir, la présentation de la Vierge, le vingt-unième de novembre; sa conception, fêtée par les Grecs le neuvième de décembre; Sainte- Anne, le vingt-cinquième de juillet . la transfiguration de Notre Seigneur le sixième d août. Or, de ce que les Grecs célébroient dès lors la conception delà Sainte-Yierge, il ne faut pas conclure qu'ils crussent la conception immaculée, puisqu'ils célèbrent aussi la conception de saint Jean-Baptiste le vingt-troisième de septembre (2) . Pothon , prêtre et moine de l'abbaye de Prunen Allemagne, écrivant dix ou douze ans auparavant , se plaint des nouvelles dévotions que l'on inlroduisoit dans les monastères, et dit quelle raisonnons a portés à célébrer ces fêles ; la fête de la sainte Trinité, la fête de la transliguration de INotre Seigneur. Quelquesuns même y ajoutent la UHv de la conception de sainte Marie, qui paroit plus absurde.