‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2214 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-DOUZIÈME

AndeJ.-C.1170.]

du roi; ajoutant que, quand le roi l'apprendroil, il en seroit fort irrité (1). Le prélat répondit doucement qu'il ne l'avoit fait que par la permission du roi, pour ne pas laisser impunie l'injure faite à lui et à son église au sacre du jeune roi, et empêcher que cette entreprise ne fût tirée à conséquence. Le nom du roi retint les officiers ; ils commencèrent à parler plus modestement, demandant toutefois avec instance l'absolution des évéques. L'archevêque remit à en délibérer à Cantorbéry, où il seroit le lendemain, et les officiers se retirèrent.

Le lendi main mardi, premier jour de décembre, Thomas partit de Sandwich pour aller à Cantorbéry, qui n'en est qu'environ à six milles. A peine put-il faire le jour même ce peu de chemin, tant le peuple et principalement les pauvres s'empressoient autour de lui; les cures venoienl au devant en procession avec les paroisses entières. Etant arrivé à Cantorbéry, il y fut reçu par les moines avec Ihonneur convenable, au son des cloches et des orgues , et avec les chants de joie ; il leur donna à tous le baiser de paix , ayant pris la précaution de faire auparavant absoudre ceux qui avoient communiqué avec les excommuniés.

Page 1