‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2243 sur 2407 · LV. Alexandrie, évôché · texte numérisé non relu

LV. Alexandrie, évôché

Dès le mois de septembre de l'année mil cent soixante-quatorze, l'empereur Fridéric étoit entré en Lombardie pour la cinquième fois , et il passa l'hiver attaché au siège de la nouvelle Alexandrie, qu'il fut enfin obligé de lever au bout de quatre mois le jour de Pâques , treizième d'avril mil cent soixantequinze (2). Il se retira à Pavie, d'où il envoya aux évêques de Porto et d'Oslie, et au cardinal de Saint-Pierre-aux-Liens, pour faire au pape des propositions de paix. Le pape envoya ces trois cardinaux à Pavie, l'empereur nomma Philippe, élu archevêque de Cologne, avec son chancelier et son prolonolaire, pour traiter avec les légats et les recteurs des villes de Lombardie; mais on ne put rien conclure, et on crut que l'empereur n'a voit engagé cette négociation que pour gagner du temps et suspendre pendant l'été k^ armes victorieuses des Lombards.

Cependant le pape, voulant récompenser la ville d'Alexandrie de sa fidélité envers le saintsiège, à la prière de saint Caldin, archevêque de Milan , des évêques de la province et des magistrats de Lombardie, érigea cette nouvelle ville en évêché , et lui donna pour premier évêque Ardouin, sous-diacre de l'église romaine, qui toutefois mourut avant que d'avoir été sacré (3). Au contraire, [K>ur punir la ville de Pavie d'avoir adhéré long-temps à l'antipape Octavien et à l'empereur Fridéric , excommunié, le pape priva son évêque du droit de faire porter la croix devant lui , et du pallium.

LVl. Ordre niililaire de Sainl-Jacques.

La même année, le pape Alexandre approuva le nouvel ordre militaire de Saint- Jacques en Espagne, composé de clercs et de chevaliers, les uns gardant le célibat, les autres mariés, dont les femmes étoient comptées pour sœurs de l'ordre (4). Leur but étoit de combattre les Sarrasins, tant |K)ur garantir les chrétiens de leurs incursions, que pour les attirer eux-mêmes à la religion chrétienne. Ces chevaliers avoient un maître nommé Pierre Fernandès, et plusieurs commandeurs; ils vi voient en commun , s,'ins avoir rien de propre, à l'exemple des premiers fidèles de Jérusalem ; ils étoient liés à l'ordre et ne pouvoient revenir au siècle ni passer à un autre ordre sans la permission du maître , mais les veuves des chevaliers pouvoient se remarier.

(1) Monasi. Angl. toin.

(i) Acta Alex. ap. Bar.

(3) lt«i. Sacra, (o. 4, p.

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