‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2259 sur 2407 · VIII. Ecrits de Hugues Eléricn · texte numérisé non relu

VIII. Ecrits de Hugues Eléricn

Pendant que le pape étoit à Troyes , il reçut l'ouvrage de Hugues Klérien contre les Grecs, que 1 auteur lui avoit adressé par un de ses amis, et dont le pape h' remercia par une lettre du treizième de novembre, où il l'exhorte à travailler à la réunion de l'empereur de Constantinople avec Téglise romaine (3). Hugues Etérien ètoit de Pise en Toscane, et demeuroit à (Constantinople, avec son frère Léon, interprète de la cour impériale. L'empereur Manuel Comnène le lit venir un jour, et lui demanda si les Latins avoient quelques autorités des pères qui assurassent que le Saint-Esprit procède du (ils. Hugues lui apporta des passages de saint liasile, de saint Athanase et de saint (Cyrille , qui prouvoient celte vérité; et, voyant que l'empereur s'appliquoit sérieusement à 1 examen de la question , il résolut de la traiter plus à fond. H y fut encore exhorté par trois cardinaux , llubalde, èvêque d'Ostie, depuis pape sous le nom de Lucius lll, Bernard, èvêque de Porto , et Jean, du titre de Saint-Jean e( Saint-Paul. Il entreprit donc de réfuter l<*s reproches des Grecs contre les Latins sure e sujet, tant par raisonnement que par les passages des pères qu'il avoit recueillis pendant un long séjour à (Constantinople. L'ouvrage est divisé en trois livres; la question du Saint-Esprit y est traitée fort au long et avec beaucoup de subtilité. L'auteur, dans ses raisonnements, suit les principes d'Aristote ; mais il seroit à désirer qu'il y eut plus d'ordre et de choix dans ses preuves , plus de clarté et moins d'aiïectation dans son style.

Nous avons un autre ouvrage de Hugues , fait à la prière du clergé de Pise (4) , touchant

(1^ Rog. an. p. 581 Rad.

de Die. p. v<08. Jo. Bromnl.

(i) Acta Alex.

(S) Alex. Episl. 49. Bibl.

PP. Paris, lo. 8, p. 563.

(4) Ibid. p. 317.

l'état de l'âme séparée du corps , contre l'erreur de quelques Pisans , qui disoient que les prières ni les sacrifices ne servoient de rien aux morts , et qui doutoient même de la résurrection. Ce traité de Hugues est divisé en vingtsept chapitres, et composé du même style que le précèdent.

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