‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2287 sur 2407 · XXXII. Mort de Manuel. Alexis Comnéiie, empereur · texte numérisé non relu

XXXII. Mort de Manuel. Alexis Comnéiie, empereur

Ce palriarche, voyant l'empereur dangereusement malade, lui constilloit , pendant qu'il étoit encore temps et qu il avoit lesprit sain, de donner ordre aux ailaires de l enqjire, et de cherchtT un homme capable de coiidi. ire son fils, qu'il laissoit en bas àjie. i>iais l'empereur

d] Calalog. Jus. G. R. p. R. lib. 2, p. 231. 303. Pagi. 1179. Jus. Gr.

lui rej)ondil qu'il étoit assuré d<î ne pas mourir de ceile maladie, et d«' vivre encoie (juatorz»» ans. (l'est qu il croyoit h des astrologues, qui lii p: (HnelloitMit iiiie prom^îte guérrs(»n el dr grandes con(|uèlei;. Toutefois, la maladie augineulant touj^jurs , i! vil enfiii évanouir ses espén.nces, el par le conseil du patriarche il sijiiia un petit écrit c(mtre l'îistrologie. Ensuite, sciant lui-rnènîe (àté le pouls, il s(» frappa la cuisse en jetant Uîi grand soupir, v{ demanda I habit numastique. On en prit un t(>i q'.ron le put trouver dans celte surprise, et ou 1 en revêtit par-dessus ses habits ordinaires, quoiqu il se trouvât trop cour! et indécent. Ê'einuereur Maimel mourut ainsi le vingt-qua- Iriémede septembre mil cent quatre-vingt, selon lest irecs six mil six cent (ju.itre-vin^l-neuf, I indiclion (juaiorzieme connu, néant. Il a>oit régne trenle-sep. ans et demi , et fut enterré à Constantinople dans le moiiaslére du l^anlocralor, c est-à-dire du tout-puissant, fondé par limpératrice Irène, .sa mère, où eloienl des moines de tordre de Sainl-Anloine jusqu au nombre de sept cents (I). On y transporta peu de temps a[>rés une pierre de mar bre rouge , de la grandeur d Un homme, ({U(* Manuel avoit fait ajjporler d'Ephèse , et que Ion prelendoit être celle où le corps de Jesus-Ehrisl a voit été end)aumé à la desiente de la croix.

Manuel fonda lui-UK'Mue, à l enlrée du Pont- Euxin, un monastère en l'honneur de saint .Michel , où il rassembla les moines estimés les plus parfaits; cl , pour leur oter tout sujet de diss pation, il ne leur donna ni terres laboulables, ni vignes, ni autres innn. ubies, assij;nant tout leur revenu sur le trésor iujpérial {'2). Aussi renouvcla-l-il une conslilution de iNiréphorv' Phocas, qui defendoit aux monastères d augmenter leurs acquisitions, et il blàmoil les fondations de son père et de son aïeul , qui avoient donné aux nionaï>lères quantité de terres fertiles et de belles prairies, disant qu ils n avoient pas bien fait leurs boimes œuvres . que les Uàoines doivent habiter de.> cavernes, i\e^ déserts et des liiMix etarlés, puisqu ils avoi. ni renoncé au monde, el ne se pas montrer dans les \illes et les places publiques. 11 se plaignoit aussi de la décadence de létal monasiitpie, (pii ne consisloil presque plus que dans 1 habit, la grande barbe el Texte ieur.

(lUillaume , archevêque de Tyr, revenant du coni'ile de Latran, passa Ihiver à Constaniino[)le, el n Cn partit que le mercredi de Pâques, vingt -tnàsiéme d'avril de cette année mi) cent quatre-N ingt(:f). Il loue extrêmement la maginlicence de l empereur 3Iaimel, particulièrement ses aumônes, et dit que son âme est allée au ciel, que sa mémoire est en béi.édie'ion.Eeipii nionlreque cejireiat, tout latin quii étoit, le lenoit pour catludique. Aussi

1 NicM. p. U2, D.

Cang. C. P. IV, n.3.

(i Mcel. vu , II. a, II.

lii, D (3) G. Tyr. \\n,c.i,5.

Ail de J.-C. 1180.1

avez-vous vu que ÎMan.îel cnlrelenoit comm Tce avec le pape Alexandre, el im ne peut dire (|ue de son temps le schisme des Grecs fût encore formé. Son (ils, Alexis Comnène, lui succéda , âgé d'environ treize ans, sous la conduite de sa mère, lAFarie, fille de Raymond, prince d'Antioche, qui étoit gou\emée ellemême par Alexis Conmène , prolovestiaire ou rand-mailrede la garde-robe, cousin du défunt empereur(l).

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