XLI. Le roi Richard pris par le duc d'Autriche
Le roi Richard, instruit des troubles excités en Angleterre à l'occasion de son absence, se pressa de faire avec Saladin une trêve de Irois ans, par laquelle Jaffa, Césarée, Arsouf, lliffa el Acre demeurèrent aux chrétiens. Saladin jura en mellanl la main sur l'Alcoran, et Richard dit qu'en son pays on se conlenloil de la parole des rois ; c'est pourquoi les musulmans lui touchèrent la main sans exiger d'autre cérémonie. Ensuite il s'embarqua au port d'Acre, le jeudi, huitième jour d'octobre mil cent quatre- vin^l-douze. Il évita la route de la Pouille, où l'empereur avoil des troupes, et prit celle de Dalmatie ; mais , ayant fait naufrage au fond du golfe de A enise , il fut obligé de marcher sur les terres de Lèopold, duc d'Autriche, qu il avoit sensiblement offensé pendant le siège d Acre (1). Richard , quoique déguisé en templier, fui reconnu el mené au duc, qui le retint à Vienne en une étroite prison, el le livra ensuite à lempereur, son ennemi. Le roi Richard fut arrêté le vingtième de décembre mil cent quatre-vingt-douze, et demeura prisonnier pendant toute l'année suivante. La nouvelle en étant venue en JNorraandie , l'archevêque de Rouen et ses suffragants en écrivirent au pape Célestin, se plaignant que ce prince eût été pris en revenant du pèlerinage de Jérusalem , contre le privilège de la croisade, qui meltoit les croisés sous la protection spéciale du saint-siège , et exhortant le pape à employer en celte occasion le glaive de saiiil Pierre. \j\ lettre fut composée par Pierre de Blois, qui écrivit aussi en son nom à Conrad, archevêque de Maycnce, avec lequel il avoit contracté amitié pendant ses études, le priant de travailler de tout son pouvoir à la délivrance du roi Richard. La reine Aliénor, mère de ( e prince, employa le même secrétaire pour écrire au pape en son nom , jusqu'à trois fois sur le même sujet. Dans ces lettres , Pierre de Blois fait dire à la reine : Ce qui contriste l'Eglise el ne nuit pas peu à votre réputation , c'est qu'en une occasion si pressante vous n'avez pas même envoyé un nonce à ces princes. Souvent pour des affaires médiocres vos cardinaux vont en légation , même chez les nations
0) Su... l. m,n. 5i. V.
Ep. U», i7i>- l^oger llov.
p. 575. Sup. 1. xxxil.
(2) Mem. iMS.
(3; Hisl. Occ. c. 17.
li^'
(1) Roger,p.717.Neubr. Chr. Reicbcrsp. p. iôO. 4,c.lu, ai.VieSalad. MS.
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barbares ; et pour celle-ci vous navez pas en- ! évc-que de Novon à Caniil TU r,.: ,i,> i. core envoyé un sous-diacre ou un acolyte. markjuideSdersa"œur,;nî^,.r "''•"" Ces qu'aujourd'hui linlérét fait les légàls, ce prinW lui ac^rda vÔirim ^^^^^^ non rhonneur de 1 Eglise, ou le salut du peu' luire en IVance [^r Pierre T^^^^^^^^^ pi.'. Et a. eurs : QurUe excuse peut œuvrir child, avec une si^ec^v'^ab e^L-îo/V;^^^^ votre négligence, puisque vous avez le pou- , lippe 'la reçut à Amiens où H adendo ' voir de dehvrer mon fils s vous en avi.^ la | ne 'pouvant souffrir un lus lonL ,1 .i ' 1 volonté? D.eu ne vousa-t-il pas donné en la i l'épousa le même jour, qui é« I Fe '• n ..'li ' Dersonnp Ho canif P ..rm lu r^.v..»wv:„ ,1.. i«.,r..__-. ., j^"»^/i"' «^li'ii it samedi.
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sance vous est donnée sur les Arnes et non sur les corps. Soit : il nous suffît que vous liez les âmes de ceux qui tiennent mon (ils en prison ; il vous est facile de le délivrer, pourvu que la crainte de Dieu chasse la crainte des hommes.