XXXVI. Sixième session. Réfulalion du concile de Con
stanlinople.
La sixième fut tenue deux jours après , savoir, le sixième d'octobre, et fut occupée tout entière à lire la réfutation de la déiinilion de foi du faux concile des iconoclastes, tenu à Constanlinople l'an sept cent cinquante-quatre. EUeeloit divisée en six tomes-, Jean, diacre de l'église de Constanlinople, en commença la lecture, Epiphane, diacre, continua; et le texle du faux concile étoit lu par Grégoire , évéque de ISéocésarée, un de ceux qui y avoient présidé (4). Sur le titre qui porloit : Définition du saint et grand concile, septième œcuménique, la réfutation dit : Comment est-ce un concile œcuménique , qui a été ni reçu ni approuvé, mais analhèmatisé par les* évéques des autres églises i» Où n'a point concouru le pape de Rome , ni les èvcHjues qui sont auprès de lui , ni par des légats , m par une lettre circulaire, suivant l'usage dc^ conciles ? Qui n'a point eu le consentement des patriarches d'Orient, d'Alexandrie, d'Anlioche , de Jérusalem , ni des évckiues de leur
dépendance ?
Le faux concile dit que Jesus-Christ nous a délivrés de l'idolâtrie , et nous a enseigné l'adoration en esprit et en vérité, à quoi l'on répond : Comment donc ceux qui croient en lui sont-ils retombés dans l'idolâtrie? L'Ecriture nous apprend que son règne est éternel. Ce n'est pas comme les rois de la terre , qui