‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 295 sur 2407 · XXXIX. Dernière session devant Constantin et Irène · texte numérisé non relu

XXXIX. Dernière session devant Constantin et Irène

L'empereur et l'impératrice l'ayant reçue, écrivirent au patriarche de Taraise d'amener tous les évêques à Constantinople, et, quand ils furent arrivés l'impératrice marqua un jour pour lesassembler, et se trouver elle-mêmeavec eux, savoir, le vingt-troisième d'octobre, delà même année sept cent quatre-vingt-sept. Ce fut donc la huitième et dernière session du concile qui se tint à Constantinople, dans le palais de Magnaure. L'impératrice s'assit à la première place a vee l'empereur , son fils, ils invitèrent le patriarche à parler le premier ; ils parlèrent eux-mêmes, et les évêques leur répondirent par de grandes acclamations. Ensuite l'empereur et limpératricc firent lire la définition du concile, et demandèrent si elle avoit été publiée du consentement de tous. Ils le témoignèrent par plusieurs acclamations, répétant les anathèmes contre les principaux iconoclastes (2). Le patriarche présenta à l'empereur et à l'impératrice le livre qui contenoit la définition du concile , les priant d'y mettre leurs souscriptions. L'impératrice Irène le prit la première, et , après y avoir souscrit , le donna à l'empereur Constantin, son fils, qui en fit autant. Puis ils rendirent le livre au patriarche par les mains du palriceStauracius. Ils firent lire ensuite les passages des pères lus à Nicée , et insérés dansla quatrième session. Savoir, du panégyrique de saint Mélèce, par saint Chrysostôme; du panégyrique de sainte Euphémie, par saint Astère d Amassée ; du traitéde Jean de Thessaloniquc contre les païens; de la lettre de saint SimèonStylileàrempereurJustin; de la lettre de saint N il à Olympiodore, et le vingt-huitième canon du sixième concile. On voit par-là les passages qui étoient estimés les plus concluants contre les iconoclastes. Cette action fut publique , et la salle où elle se tint étoit remplie de peuple et de gens de guerre. Après les lectures, tous les assistants parurent touchés et persuadés de la vérité, et les évêques firent plusieurs acclamations suivies de celle du peuple. L'impératrice leur fit de grandes libéralités en les renvoyant chez eux. Ainsi finit ce concile, qui est le second de Nicée, et le septième œcuménique. Les Grecs en font mémoire dans leur ménologe , le douzième jour d'octobre.

(1) Gen. XXX, 3. Gen. Luc. iv, 8.

xxin,7. Deul. vi, 13, x, 20. (.2) P. 5^0, 591, B; 594.

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[ An (le J.-C. 787.

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