LIVRE QUARANTE-QUATRIÈME
die, acquise par conGscalion. La donalion est dalée du dix-seplième de juin , la huilièrae année de Charles, c'est- à dire l'an sept cent soixante-seize , et il succéda peu de temps après à Sigvaldc dans le siège d'Aquilée. 11 éloit ami particulier d'Alcuin, comme il paroît par plusieurs lettres , où Alcuin loue sa piété, l'encourage à la prédication, et se recommande à ses prières (1 ). On croit qu'il contribua beaucoup à la conversion des Avares.
L'année suivante, sept cent quatre-vingtdouze, le roi Charles lit amener Félix d'L rgel à Régium, ou Ralisbonne en Bavière, où il a voit passé l'hiver, et y assembla un concile (2). Félix y fut ouï ; et, étant convaincu d erreur, il fut envoyé à Rome vers le pape Adrien, en présence duquel il confessa et abjura son hérésie dans l'église de Saint-Pierre ; puis il retourna chez lui à Urgel.
Félix fut conduit à Rome par Angilbert, un des seigneurs en qui Charles avoit le plus de conflance, et qui avoit eu deux fils de iJerlhe , fille de Charles (3). Il avoit été primicier du palais du jeune Pépin, roi d'Italie, qu'il y suivit, et y demeura quelque temps. Ensuite il eut le gouvernement de la côte maritime de France , vers l'Océan et l'Angleterre : ce qui lui ayant fait connoître le monastère de Centule ou de Saint-Riquier, il s'y retira vers l'an sept cent quatre-vingt-dix , et embrassa la vie monastique avec la permission du roi , qui ne laissa pas de l'employer encore depuis aux affaires les plus importantes de l'Eglise, comme à cette ambassade à Rome, pour y conduire Félix d' Urgel en sept cent qualre- Yingt-douze.