XIV. Informalions contre Pascal cl Carapule
Ceptmdant le pape Léon retournoi t à Rome, accompagné d'archevêques, d'évêques et de comtes, et par toutes les villes oùil piissoitonlcrecevoit comme si c'eût été saint Pierre lui-même ( 1 ) . Il arriva à Rome la veille de Saint-André, vingt-neuvième de novembre, la même année sept cent quatre-vingt-dix-neuf, et tout vint au devant, le cierge, le sénat, la milice, le peuple, les femmes mêmes, et jusqu'aux diaconesses et aux religieuses. Il y avoit aussi diverses troupes d'étrangers, François, Frisons, Saxons et Lombards. Us vinrent tous au devant jusqu'à Ponte-Mole, portant des bannières, et chantant des cantiques spiriluels, et le conduisirent à Saint-Pierre, où il célébra la messe, et ils communièrent tous. Le lendemain il entra à Rome, et logea au palais de
Lalran.
Quelques jours après, les évéques et les seigneurs qui l'avoient accompagné, s'assemblèrent dans la salle de ce palais, qu'il avoit fait bâtir , pour informer des accusations intentées contre lui par Pascal, Campule et leurs complices. Ces commissaires, envoyés par le roi Charles , étoient dix , savoir, sept évéques et trois comtes; les évéques étoient Hildebalde, archevêque de Cologne, Arnon de Saltzbourg, Bernard, évéque de Wormes, Hatlon de Passau, Jessé d Amiens, Cunibert et Flaccus, dont on ne sait pas les sièges. Après qu'ils eurent examiné l'affaire pendant une semaine et plus , ils ne trouvèrent aucune preuve contre le pape Léon ; c'est pourquoi ils firent arrêter les accusateurs et les envoyèrent en France.