‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 337 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-CINQUIÈME

très-célèbre en ces quartiers , pour achever d'éteindre l'hérésie de Félix d'Urgel. Alors Alcuin composa un traité pour répondre à la lettre d'Elipand, divisé en quatre livres, dont les deux premiers sont la réfutation de sa lettre, les deux autres établissent la vérité catholique. Alcuin les envoya aux évéques pour les lire pendant le chemin , et les examiner avant qu'il les donnât au public (1). Il marque ainsi dans le premier livre la suite de cette affaire, adressant la parole à Elipand : Avant que je vinsse en France par ordre du roi Charles, votre erreur fut examinée à Ratisbonne, le roi présidant à l'assemblée, et Féliv présent, et elle fut condamnée par l'autorité des évéques. Le pape Adrien l'avoit aussi condamnée ; mais Félix , retourné en vos quartiers, voulut à votre susci talion la réveiller. Quand je vins en ce pays, je lui écrivis une exhortation charitable de se réunir à l'église catholique : à quoi il s'efforça de répondre par un gros livre, où il découvroit toute votre erreur. Je Vai réfuté par sept livres , qui ont été lus et approuvés en présence du roi et des évéques. Enfin la trente-deuxième année du règne de Charles , Félix a été appelé , et est venu volontairement à Aix , ou , ayant été ouï en présence du roi, des seigneurs et des évéques, et convaincu par la vérité , il a rendu gloire à Dieu , et , ayant confessé la vraie foi , est rentré dans l'unité catholique, avec ses disciples qui étoient présents. Je vous conseille, mon vénérable père , de suivre l'exemple de son humilité avec vos disciples.

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