‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 444 sur 2407 · A>lrpnom. Eod · texte numérisé non relu

A>lrpnom. Eod

(3) Sup. I. xuv, n. 23.

Sirm. Nol. ad.

f4) Sup llv. XLV, n. 23; XLVi, n. 1.

(5) Lib. ir.

(6) Esin.ibid.Sup n.lO.

(7) Sup. liv. \/x, n. 21.

(8) Agob. de Disp. c. 1.

(l) Ado. Chr.

(^2 Capii. lib. I, c. 83.

Upil. Baiuz. to. 1, p. 563,

to. 7, Conc. p. Ii79. V.

Coint. an. 822, n. 12, etc.

abus introduits par la négligence des évéques et des seigneurs. Les principaux louèrent extrêmement son dessein. L'abbé Adalard, vénérable par son grand âge , dit que depuis le temps du roi Pépin il ne se souvenoit point

d'avoir vu traiter plus dignementdelutilité publique, pourvu que l'obéissance et l'exécution répondît aux résolutions. Agobard étoit alors archev(kiue de Lyon, ayant succédé à Leidrade, qui. au commencement du règne del'empereur Louis , se retira à Soissons dans un monastère (1). Agobard avoit étéchorévéque de l'église de Lyon , et en fut ordonné évêque du consentement de l'empereur et de tous les évéques des Gaules. Il assistoit à cette assemblée et lui parla fortement contre l'usurpation des biens ecclésiastiques par les laïques, soutenant que violer les canons étoit un attentai contre Dieu même , et que l'on alléguoil en vain des nécessités nouvelles que Dieu auroit bien prévues, lorsqu'il avoit inspiré à son eghse d établir ces règles pour être éternellement observées.

XL VIL Élection des évéques.

Il est certain qu'en ce parlement d'Attigny on fit un capitulaire, et il paroît assez vraisemblable que c'est celui de vingt-neuf articles que 1 on rapporte ordinairement à l'an huit cent seize (2).

Le second article est conçu en ces termes : W Ignorant pas les sacrés canons, et voulant que

I Eglise jouisse de sa liberté , nous avons accorde que les évêques soient élus par leclergé et le peuple, et pris dans le diocèse même, en considération de leur mérite et de leur capacité, gratuitement et sans acception de personnes. On a vu en dive s endroits de cette histoire combien les élections des évêques avoient été troublées par la puissance séculière depuis la tiénomination des Francs et des autres barbares L'empereur i^uis fut le premier qui, par otte ordonnance, rendit à l'Eglise son entière liberté. On rapporte à ce même temps un petit traité de 1 élection des évêques composé par Florus, diacre de l'église de Lyon' ^^ulvant les canons, dit-il, et la tradition a"postohque, le siège étant vacant, un du clergé de la même église doit être choisi par le consentement unanime du même clergé et de tout le peuple. On le nomme dans un décret authentique, puis il est consacré par les évêques en nombre légitime, et cette ordination est censée unjugementde Dieu, suivant saint Cyprien.

II est constant que les évêques ont été ainsi ordonnés par toute l'Eglise, sans consulter aucunement la puissance temporelle , pendant prés de quatre cents ans. Et depuis que les

princes ont été chrétiens , il est évident que les ordinations des évêques sont demeurées pour la plupart , dans la même liberté ; car quand il n'y avoit qu'un empereur il n'étoit pas possible de lui donner connoissance de tous les évêques qui doivent être ordonnés en tant de vastes pays , d'Asie , d'Europe et d'Afrique (1). ^

Quant à la coutume qui s'est depuis établie en quelques royaumes, de consulter le prince pour l'ordination des évêques , elle sert à entretenir la charité et la paix avec la puissance séculière; mais ce n'est pas une condition nécessaire pour autoriser l'ordination qui ne se donne point à la puissance royale, mais seulement par l'ordre de Dieu et le consentement de l'Eglise. Car l'épiscopat n'est pas un présent des hommes, mais un don du Saint Esprit. C'est pourquoi le prince pèche grièvement s'il croit faire une libéralité, de ce qui n'est donné que par grâce divine. Florus apporte ensuite les exemples de l'ordination de saint Martinet de saint EucherdeLyon.

XLVIU. Autres règlements.

L'empereur confirme dans le même capitulaire la règle des chanoines et celle des moines, qui avoient été faites à Aix-la-Chapelle, puis il pourvoit à plusieurs abus dans les matières ecclésiastiques (2).

Les serfs ne pourront être ordonnés qu'ils n'aient été affranchis par leurs seigneurs , et ceux qui auront été ordonnés par surprise seront déposés. Les serfs de l'église seront afl'ranchis publiquement au coin de l'autel avant que d'être ordonnés, quand ils en seront trouvés dignes. Il est défendu aux évêquesde Lombardie d'exiger ni serment ni présents de ceux qu ils ordonnent , comme ils faisoient par le passé. On voit ici que ce capitulaire n'a été fait quaprès la mort de Bernard , avant laquelle l'empereur Louis n'avoit point de juridiction en Lombardie. II est défendu de chercher la vérité par l'examen delà croix (3). J'ai marqué ailleurs ce quec'étoit que cet examen. Les deux parties se tenoient debout devant une croix, et celui qui tomboit le premier perdoit sa cause.

Agobard en parle dans son traité contre le prétendu jugement de Dieu, c'est-à-dire contre les épreuves du feu ou de l'eau, et les combats singuliers autorisés par la loi des Bourguignons (4).

Il montre que c'est tenter Dieu d'employer ces moyens pour connoître la vérité, et rapporte à ce sujet quantité de passages choisis de FEcriture, premièrement du nouveau Tes-

(1) Serm. Praf. to. 8.

Conc. p 1800. Post. Agob.

to. 2, p. 254. Ep. 52, AI.

J 55, ad Anton.

(4) C. J, to. l,p. 30J.

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[An de J.-C.8M.

An deJ.-C. 823.]

Page 1