‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 458 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-SEPTIÈME

"Il

dorer que Dieu seul , qu*on ne peut le représenter par aucune image , et qu'on ne doit rendre aucun culte, même relatif, aux images des saints ; il ne veut pas seulement qu'on les nomme saintes, et il passe jusqu'à dire qu'à l'exemple du serpent d'airain il faut les briser lorsque le peuple en abuse. Il permet seulement de les garder pour l'instruction et la mémoire. Eu un mot , de tous les écrivains de l'église gallicane , c'est le plus opposé aux Grecs , touchant le culte des images (1).

On ne sait point quelle fut la suite de l'assemblée de Paris, et de la négociation des évêques Jérémie et Jonas auprès du pape ; mais il est certain que les François soutinrent encore quelque temps la même doctrine touchant les images , qu'il ne falloit ni les briser ni les adorer sans recevoir le second concile de Nicée , ni se soumettre en ce point à l'autorité du pape, qui l'a voit approuvée; et toutefois, il est également certain qu'ils furent toujours en communion avec le saint-siège , sans que l'on y voie un moment d'interruption.

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