‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 483 sur 2407 · C. 19. Sacram. p. 138. Ap. Mar · texte numérisé non relu

C. 19. Sacram. p. 138. Ap. Mar

(2) To. U, Bibl. PP. lenn. to. 2, p. i3. Ordo. 2. Lug. p 906.Coiut.aD.83O, (4) Matth. xxiii.

reur. Quand il aura aconipli les jeûnes prescrits, il faut lui conscMller d'en faire encore quelques autres de surérogation. Celui qui ne peut jeûner rachètera les jeûnes par des aumônes taxées selon les facultés. Quand des esclaves viendront à vous , ne les chargez pas tant de jeûnes que les riches, imposezleur seulement la moitié de la pénitence. Il n'est pas vraisemblable que ces siiintes pratiques fussent nouvelles, et nous avons vu que saint Ambroise pleuroit avec les pécheurs (1).

Ensuite les pénitences sont spécifiées , mais plus douces que dans les anciens canons. Pour l'homicide volontaire, le laïque n'est condamné qu'à sept ans de pénitence, dont il doit jeûner pendant trois ans au p«nn et à l'eau : le prêtre est condamné à dix ans. Pour l'adultère, trois ans , vol avec fraction, cinq ans; simple larcin, trois quarantaines au pain et à l'eau ; maléfices, sept ans; devination, sorts des saints et semblables superstitions, trois ans ; usure, trois ans ; plaie à sang , quarante jours ; ivresse , sept jours. La pénitence des clercs est toujours plus forte, selon qu'ils sont plus élevés dans les ordres. Pour les troisièmes noces, on ordonne trois semaines de jeûne, pour les quatrièmes ou cinquièmes, vingt -une semaines, qui sont plus de cinq mois. Halitgar mourut p^u après le concile de Paris, vers l'an huit cent trente, et eut Thierry pour son successeur (2).

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