‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 486 sur 2407 · MO · texte numérisé non relu

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de l'eau fn»ide pratiquée jusqu'alors. On a encore les formules des prières (vclésiastiques qui accompagnoient cette épreuve, et qui montrent qu'elle étoit regardée comme un acte de religion. Ln manuscrit du temps eu attribue l'institution au papi» Eugène II (1). De l)eur , dit-il , qu'on ne jurât sur h's reliques, ou qu'on ne mît la main sur l'autel , on disoi! une messe où les accusés conimunioient ; on leur faisoit boire de l'eau bénite ; puis on les plongeoitdans l'eau, et on prioit Jésus-Christ d'emp<Vher qu'elle les reçût s'ils étoient coupables. C'étoit le moyen de les trouver souvent innocents.

Peut-être cette défense fut l'etTet des remontrances d'Agobard , dont nous avons un traité sur cette matière , et en général contre toutes les épreuves, que le peuple nonunoil alors jugement de Dieu , croyant qu'il devoil faire des miracles pour découvrir par ces moyens les crimes cachés. Ces épreuves étoient de plusieurs sortes; le combat singulier de l'accusateur et de l'accusé, ou de leurs champions, l'eau chaude, l'eau fnude, le fer chaud, la croix devant laquelle il falloit se tenir debout (2). Agobard attaque en particulier le duel, autorisé par la loi de Gondebaud , roi des Bourguignons, et montre combien il est contraire à la loi de Dieu ; principalement au précepte de la charité, qui en est l'essentiel. Son écrit n'(»st presqu'un recueil de passages de l'Ecriture. ^ ^

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