‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 551 sur 2407 · XXVII. Normands à Paris · texte numérisé non relu

XXVII. Normands à Paris

La France étoit cependant attaquée par les Normands. Dès l'année huit cent quarantequatre , ils remontèrent par la Garonne jusqu a Toulouse, pillant partout impunément (I) Au retour de là, quciques-uns attaquèrent la Galice, d'autres les partiels d'Espagne plus éloignées, d'où ils furent repoussés par les Sarrasins. L'an huit cent quarantecmq, indiclion huitième, au mois de mars ils entrèrent par la Seine avec six-vin^^ts bâtiments, sous la conduite de Kaignier , et abordèrent à Rouen. Là, voyant la foiblesse des seigneurs du pays, ils débarquèrent, et s'étendirent de part et d'autre, tuant, prenant des pnsunmers, pillant, brûlant villages, é-lises et monastèn^s. Etant arrivés à Chalevanne près de Sainl-Germain-en-Laye, ils apprirent que le roi Charles marchoil contre eux et passèrent de l'autre côté de la Seine, où 'il v avoit peu de troupes, qu'ils mirent en fuite et, dans une île voisine, ils pendirent à des pieux environ onze chrétiens qu'ils avoient pris , et plusieurs autres , à des arbres et dans des maisons. Enlin, ils remontèrent jusqu'à

laris ou lis arrivèrent la veille de Pâques, vin?r-niiiiiomn iir, w^»^., ti« .. .„. . ^ '

Vingt-huitième de mars. Ils y entrèrent sans ^^"^f ^ï-^nje-cinq, le roi Charles fit tenir un resis^tance, trouvant la ville abandonnée de ?^f ^ a Reauvais, où se trouvèrent dix

y ^ „v, ...«.C. Mi:, j L-iiirurfui sans

resis^tance, trouvant la ville abandonnée de ses habilanls, aussi bien que les monastères u alentour.

Les moines de Saint -Gc^rmain- des -Prés ircTent le corps du saint de son tombeau, et i <^mportérc»nt à Combes-la-Yille en Ikie à SIX .eues de Paris, village alors dépendant'de 1 abbaye. HebcTt, abbé de Sainte-Geneviève en ht transporter le corps à Athis, village a cinq lieues de Paris, appa tenant au inSnaslere; et ensuite à Dravet,(l(ii il demeura quelque temps. On emporta dé même les autres corps saints.

On avoit déjà tiré de leurs sépulcres les corps de saint Denis et de ses compagnons ">ais le roi Charles, qui étoit présent, ne >oulut pas qu'on les enlevât , ayant résolu avec le peu de troupt^s qui lui restoit, de déendre ce monastère, que l'empereur, son père tui avoit particulièrement recommandé. Ce ^l la que les Normands, ayant pillé autant qu Ils voulurent, lui envoyèrent des députés P;jur proposer la paix, moyennant une somme || argent. Le roi ne la vouloit pas accorder mais les seigneurs, dont quelques-uns étoient gagnes , l'y tirent consentir. Raignier et les principaux Normands vinrent donc le trouve r a ^aint-Denis. On convint de leur donner

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plus saint, de ne jamais revenir dans 1p royaume de Charles, s'il ne les appeloit à son secours^ Après qu'ils furent partisTles moines de Saint-Germam rapportèrent son corps Ebrom, leur abbé , le remit dans son tombèaiî e jour ou l'on célébroit sa première transla^

éfn?f' r '"f'"'^'"5''*f.'".^. ^«juillet. Cet Ebroin etoit levéque de Poitiers, archichapelain du roi Charles, et il lit écrire par deSx de ^s mornes les miracles que l'on croyoit être ^! Germa- ^^^^^'^" ^^ ^^^*^ translation de Saint-

Les Normands, ayant quitté la Seine, pillèrent en s en retournant les côtes de l'Océan entre autres le monastère de Sitiu ou Sainfl iJertin qu ils brûlèrent. Mais, comme ils reraenoient leurs vaisse.iux chargés de butin ils

lrdV.nHtPP'' ''i"" ^'^ ^-^veuglement de ccJrps et d esprit , qu il y en eut très-peu qui arrivassent dans leur pays. Ceux qui l'année prétedente avoient ravagé l'Aquitaine v revinrent cette année huit cent quarante-cina attaquèrent la Saintonge, eurent l'avantagé dans un combat , et s'établirent dans le pays

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