‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 555 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-HUITIÈME

(t> To. 7, Conc. p. 1813.

f2) Sup. I. XXXVIII, n. 58.

U) Sup. I. X, n. 10, 17 i

liv. \n, n. 13, c. 44, 40, 47, 48,51.

j/iassé du monastère sans la participation de 1 eveque ou de son vicaire, qui réglera sa mamère de vivre, afin qu'il ne se perde pas entit reraent (1 ) C'est que l'on chassoit les moines incorrigibles suivant la règle de saint Benoîtfâ) L evêqm^ n'excommuniera personne que pour un péché manifeste , et ne prononcera point a analheme sans le consentement del'archevé. que et des comprovinciaux. Oo distinffuoit donc encore l'anathème de la simple excommumcation(3). On réitère les plaintes contre les usurpations de l'Eglise, et on demande que ceux qui doivent à l'Eglise les nones et les dîmes a cause des héritages qu'ils possèdent soient excommuniés s'ils ne les payent pou^ fournir aux réparations et à l'entretien des clercs. C est que les laïques , qui tenoient des terres par concession de l'Eglise, lui dévoient double redevance , premièrement la dime ecclésiastique , puis la neuvième partie des fruits comme rente seigneuriale. H y a plusieurs canons contre les ravisseurs, les adultères et les corrupteurs de religieuses (4).

Chaque évêque aura par devers soi des lettres du roi , en vertu desquelles les officiers publics seront obligés de lui prêter secours pour I exercice de son ministère (5). On n'enterrera personne dans les églises comme par droit héréditaire, mais seulement C3ux que 1 évêque ou le curé en jugeront dignes pour la sainteté de leur vie, et on n'exigera rien pour le lieu de la sépulture, suivant l'autorité de saint Grégoire, dans une lettre à Janvier de Lagliari. On recommande l'observation des lois et des canons contre les juifs, et l'on en rapporte plusieurs(6). On exhorte les seigneurs et les dames à empêcher dans leurs maisons le concubinage et la débauche, et à autoriser leurs chapelains pour instruire et corriger leurs domestiques. C'est que les seigneurs etoient déjà si paissants, que l'on pouvoit chez eux faire tout impunément. Comme l'on donnoit quelquefois à des laïques les chapelles des maisons royales , le roi est exhorté à ne pas permettre qu'ils en prennent les dîmes ; mais ils les laisseront aux prêtres pour les réparations, le luminaire et l'hospitalité. Les comtes eticsautres juges ne tiendront point leurs audiences depuis le mercredi des cendres, et on fêtera l'octave de Pâque entière. On observera (ous les capitulaires ecclésiastiques de Charlemagne et de Louis le débonnaire.

Par ces règlements, disent les évêques, nous ne prétendons pas déroger à la sévérité de la discipline ecclésiastique ; mais quiconque méprisera ce qui est ainsi ordonné par l'autorité pontificale et royale , s'il est ecclésiastique, sera déposé par le concile j s'il est séculier il

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(2) Reg. 28.

(3) Sup. liv. XIX, n. 9, CGC, 61,62.

(4) Gang. Gi. Nona. c.

(6) Lib. Vfii, ind. 2.

Epist. 56, c. 73, 74, 75, 76,

HISTOIRE DU CHRISTIANISME

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sera privé de sa dignité et banni par la puissance du roi. On joint les deux puissances, parce que l'on suppose que le roi conlirmera tous ces règlements (1). G'estce que les évéques lui demandent en finissant ; ils lui représentent que lui-même les a priés de faire ces canons , et l'exhortent à exécuter ceux qu'il a déjà résolus et signés de sa main , comme ceux de Coulaines et de Beauvais. Toutefois , les évéques du concile de Meaux ne purent en obtenir la confirmation , et différèrent de les publier.

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