XXIX. Elbélulfe, roi d'Angleterre
Ethélulfe, roi de Wessex en Angleterre allant à Rome dès l'année huit cent cinquaute-cinq, fut reçu magnifiquement en France par le roi Charles lu chauve que je nommerai désormais ainsi, f>our le distinguer du jeune Charles, son neveu, du roi de Provence (2). Il donna à Etlielulfe tous les habits royaux, et le fil conduire jusqu'à la frontière de son royaume, mais il n arriva à Rome que sous le pontificat de Benoît. H ofl'rit à saint Pierre une couronne d'or du poids de quatre livres, et plusieurs autres ri( hes présents, et fil une largesse publique au clergé et au peuple. A son retour, il s'arréla en France, et éjKiusa JudUh, fille du m Charles le chauve : les fiançailles furent faites au mois de juillet, et h's noces le premier d'octobre à Yerberie. Judith , fut couronnée reine, quoique ce ne fut pas la coutume des Anglois ; l'archevêque Hincmar en fit la cérémonie, et nous avons encore les prières qu'il y prononça. Le roi Elbélulfe, étant de retour en Angleterre , fit tenir un concile à \V ineester, dans l'église de Saint-Pierre, où se trouvèrent les deux an hevèques de Canlorbéry et d'ioi k, tous les évoques d'Angleterre et un grand nombre d'abbés : Borrède, roideMerce, et Edmond, roi d Estangle, avec quantité de seigneurs (3). l^il fut ordonné qu'à l'avenir la dixièn^e partie de toutes les terres appartiendra à 1 Eglise, tranche de toutes charges , pour la récomi)enserdcs pillages des barbans, c'e>t-à-dire des Normands, qui ne ravageoient pas moins 1 Angleterre que la France. Le roi Ethclulfe Diourul l'an huit cent cinquante-s<*pt, et laissa Pi»r son leslamenl trois cents marcs d'or par an à l'église romaine : cent pour Saint-Pierre, c^nt j)our Saint-Paul , cent pour les largesses du pape. L'évéquede Wincester étoit alors saint Suilhun, qui a voit été précepteur duméïûeroi, cl lui survécut de quelques années. L'é glise honore sa mémoire le second jour de juil-