‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 705 sur 2407 · Opusc · texte numérisé non relu

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Ande J.-C. 8Ô6.]

cile, que personne ne devoit accuser les évéques de légèreté et de foiblesse, comme s'ils infirmoient la sentence donnée au même lieu , pour la même cause, et conGrmée par les papes, mais que, la laissant en son entier, ils usoient d'indulgence envers les personnes, préférant, en cette occasion , la miséricorde à la justice.

Il ajouta : Le roi Charles , notre maître nous prie de bénir son épouse en qualité de reine , comme d'autres l'ont été par le pape et par nos prédécesseurs. C'étoit Hermenlrude que le roi Charles avoit épousée vingt-quatre ans auparavant , dès l'an huit cent quarantedeux, et en avoit eu plusieurs enfants. C'est pourquoi l'archevêque ajoute : Et afln que vous ne vous en étonniez pas, nous vous en dirons la raison (1). Dieu a donné au roi plusieurs enfants, dont il a offert quelques-uns à Dieu il en a perdu quelques-uns en bas âge, d'autres sont tombés dans les accidents que nous voyons avec douleur. C'est pourquoi il désire que son épouse reçoive la bénédiction épiscopale, afin d'en avoir des enfants utiles à l'Eglise et à l'état. La cérémonie s'en lit dans l'église de Saint-Médard ; la reine Hermen- *n"^,^ y fut couronnée (2) , et on prononça sur elle l'oraison que l'on dit encore sur la femme à la On de la messe des épousailles.

Le concile écrivit au pape une lettre synodale, datée du vingt-cinquième d'août, huit cent soixante-six , où les évoques lui rendent compte de ce qui s'y étoit passé, déclarant qu'ils sont d'avis queles clercs, dont-il est question, soient rétablis par indulgence, à l'exemple de celle dont usa le concile de JNicée envers ceux que Méléce avoit ordonnés , et soumettant le tout au jugement du pape (3). A cette lettre, le concile en joiçnil une pour se plaindre des «retons, qui, depuis plus de vingt ans, ne vouloient point reconnoître la métropole de tours, ni venir aux conciles nationaux de ^^aule: ce qui, joint à leur férocité naturelle, Produisoit chez eux un entier relâchement de la discipline. Ils usurpoientles biens des églises voisines, particulièrement de celle de Nantes «ont l'évêque Actard se trouvoit, par leur violence et par celle des Normands, dépouillé [le tout son diocèse. De plus, les Bretons re- •usoient toujours de rétablir Salacon deDol, ^l Subsanne de Yannes, qui vivoient encore. ^ évéques du concile prient donc le pape Jl écrire au duc de Bretagne pour le faire renirer dans son devoir et dans l'obéissance qu'il «oit au roi Charles, sous peine de censures ec- <^iesiastiques, et lui recommandent févêque Retard , qu'ils envoyoient à Rome instruire le P^pe plus amplement de vive voix.

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