‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 760 sur 2407 · XXXII. Pholius rt'jeté par ki iiali iaixlies · texte numérisé non relu

XXXII. Pholius rt'jeté par ki iiali iaixlies

Les sénateurs demandèrent aux lêg;its d'Orient si Jamais ils âvolent reçu Pholliis, ou lui avoienl envoyé des lettres decommunion. Thomas, métropolitain de Tyr, répondit : Nous ne l'avons jamais reçu dans Péglise d'Antioche, ni ne lui avons envoyé des letfres de communion, ni n'en avons reçus de lui. Elie, syncelle de Jérusalem, dit: Si Pholius et ses partisans estiment l'empereur digne de foi , il leur certifiera par ses députés, Isaïeet Spiridion, tous deux de Chypre, qu'il m'a tiré des mains de noire palriarche Théodose. Je dis donc , comme devant Dieu el ses anges , que nous n'avons point reconnu Pholius pour évéqiie, et n'avons point reçu de ses lettres, ni ne liii en avons envoyé. jMètrophane de Smyrne dit : Nous vovons, par ce qui a été fait aujourd'hui , que Pholius n'a jamais été reçu comme év(kiue, ni à Rome ni dans les autres patriarcats. Puis, s'adressanl aux autres évéques, il dit: Qu'en dites- vous, ujes frères? Théodore de Carie dit ; Je rends grâce à Dieu de ce que ce saint concile m'a délivré des pensées qui m'inquiétoient continuellement. Savoir, si Pholius avoit été reçu par les patriarches. C'est pourquoi je confesse ma faute, etdem'étl*e égaré en le suivant.

I^s sénateurs dirent aux légats du pape : C'est la coutume de l'église romaine de demander à tous les étrangers leur confession de foi pour les laisser enlrer à Saint-Pierre. Ceux-ci, monirant Théophile et Zacharie, Pont-ils observée ou non? Les légats du pape dirent : Oui , ils l'ont observée. Zachari(; et Théophile dirent : Avons-nous fait un libelle ou deux ? Les légats du pape répondirent : Vous en avez fait deux. En eiïet, ils avoient donné lear confession de foi avant que d'entrer à Rome, et leur soumission aux décrets dil saintsié^e avant que d'être reçus à la communion. Les sénateurs demandèrent aux légats ce que contenoillelibelle. Ils répondirent : De tenir et dedèfendrelafoiderEglisecathoi;que,elsuivre en tout lejugemenlde l'église romaine. Le pa- Irice Bahanes dit : Ils firent encore hier la mémedéclarationdanslasecrélairerie,d'élreen tout d'accord avec l'église romaine. Demandezleur , dirent les légats, s'ils veulent faire le li-

belle de Rome. Les sénateurs dirent à Théophile et Zacharie : Faites-vous ce libelle ou non? Ils répondirent : Nous ne voulons pas même l'entendre. Les légats du pape dirent : mettez-les dehors. On lesihassa en effet; et^ connue il étoit tard , on finit la session par les actiamalioris ordinaires.

XXXIIL Cinquième session. Pholius aucor.ciie.

La cin{|uièir.e fut tenue le dix-noiivièms d'octobre. Paul, garde-rhar(e^ avoi tille concile que rcmpercur lui avoit einoyé Pholius. Les légals du pape dirent : Ptiolius désire-t-il de venir en noin; présence? Paul répondit: Nous ne savonss'il le désire; mais, si vous Pofdoimez. nous rapprendrons. Les légats du pape ordonnèrent qtie Ion allai savoir 1 iiilenlion de Pholius, el que ce lussent des laïques, car ils le regardoient comme laïque lui-même. Le sénat envoya donc à Pholius trois officiers de rem|)ereur, nommés Sisinnius, Eutyquien et George, un laïque delà suite des légals du pape, nommé Léon, et deux de la suite des légats d'Orient, Cyriaque el Joseph. Ces six députés eurent charge de dire à Pholius : Le concile vous demande si vous y voulez venir , et s'il disoit que non , de lui en demander la raison.

Quand ils furent revenus, on fit lire publiquement la réponse de Pholius, qui étoit : Vous ne m'avez jamais appelé au concile, et je m'étonne pourquoi vous m'y appelez maintenant , mais je n'irai pas volontairement. J'ai dit(l) : Je garderai mes voies pour ne pas pécher par ma langue. J'ai mis un frein à ma bouche. Lisez le reste. Il vouloit dire les paroles suivantes du psaume: Quand le pécheur se présentoit contre moi. Après avoir ouï sa réponse, les légals du pape dirent : Nous ne l'appelons pas pour apprendre de lui quelque chose , mais pour terminer en sa présence cette affaire, qui a tant donné de peine à l'église romaine et aux églises d'Orient Tous les évéques demandèrent qu'on le fit venir; et Elie, syncelle de Jérusalem, dicta cette nomination pour lui envoyer : Puisque vous avez traité de pécheurs ceux qui composent ce saint concile, les légats, les évéques, le sénat, délournanl mal à propos les paroles du prophète, nous disons qu'étant plein d œuvres des ténèbres , vous fuyez la lumière. Mais il est écrit (2) : Serrez leur bouche avec le mors et le caveçon , de peur qu'ils ne vous approchent. L'autorité du concile avec celle de l'empereur exécutera celte parole du prophète. Celle nomination ayanlélé portée et lue à Pholius, il répondit : Puisque vous me faites venir par force , il est inutile de m'inlerroger. Après avoir ouï sa réponse, on lui envoya une seconde mimition, qui portoit : Nous vous avons appelé suivant Tordre de PEglise, espérant que vous viendriez volontairement; mais,

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(1) Ps. xxxvni.

(2) Ps. X.\VI, 9.

HISTOIRE DU CHRISTIANISME. AndeJ-C. m, I90ci

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