‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 770 sur 2407 · XLIII. Dérision des saintes cérémonie · texte numérisé non relu

XLIII. Dérision des saintes cérémonie

Bahanes dit aux légats: Avez-vous encore quelqu'aulre chose à traiter ? car l'heure est passée. Les légats du pape dirent : Etant arrivés en cette ville , nous avons appris une nouvelle impiété (2). C'est que des laïques porloient lepalliumet contre fa isoient les fonctions sacerdotiiles. Les sénateurs dirent : Faites ce qu'il vous plaira ; nous voyons bien qu'il <'Sl juste. On fil entrer trois de ceux qui avoient comm s ces impiétés. Marin, Basile et Georges, tous trois écuyers de l'empereur. Les légats, leur demandèrent ce qu'ils avoient à dire au concile. IVIarin et les deux autres rép<mdirenl :

ADdeJ.-C.87o,28FéTj LIVRE CINQUANTE-UNIEME.

(8) P. 1120. Sup.

XLli, n. 17.

Iif.

L empereur Michel faisoit un jeu, où il nous donnoit des habits sacerdotaux et à plusieurs autres ecuyers. Les mettiez-vous en efl'et^ dirent les légats. Oui, nous les mettions. A ous mettoit-on l'Evangile sur la tête ? On nous le melloil Prononçoit - on quelqu'oraison sur vous? Oui Quiétoit-ce ? Théophile, protospataire. Yit-il encore? Il est mort. Saviez-vous que vous faisiez mal? Et que pouvions-nous dire contre^ empereur , étant gens du monde chargesde femmeset d'enfants? Quoi, s il vous eut présenté une idole l'auriez-vous adorée > A Dieu ne plaise.Qui vous a amenés à léglise des 1 enfance, et qui vous a baptisés ? des prêtres ou des séculiers ? Des prêtres. Pourquoi donc avez-vous profané les ( hoses saintes et tourne en jeu le sacerdoce et les mystères terribles ? Nous vous l'avons déjà dit, en ce lemps-la nous faisions tout ce que faisoit l'empereur. Si nous eussions résisté à ses ordres nous étions morts : quelques-uns des nôtres résistèrent et furent maltraités. Vous auriez Dien lait d en soufl-rir autant plutôt que de trahir la venté. Nous sommes des hommes loibles et nous n'aurions pas soufl"erl la mort. ioutcMois, nous nous >ommes confessésau patriarche Ignace, et nous avons reçu pénitence • demandez-lui. Et avez-vous accompli votre pénitence? Oui, Dieu le sait. Quand vous faisiez ces processions et ces dérisions du sacerdoce, Photius vous voyoit-il ? Nous ne savons s II nous voyoit ou non , mais Dieu est témoin que tout le monde le savoit. Combien étiezvous? Nous étions grand nombre. Nous le sivons bien, reprirent les légats ; c'est pourqu >! vous recevrez tous, tant présents qu'absents, la pénitence que le concile vous impose pour obtenir le pardon de votre impieté. Puis on lut un décret, qui remettoit l'imposition de leur pénitence à une autre assemblée, pour la projKjrlionnerà la faute de chacun , attendu ?r"a!nte^^^*^"^ Péché par foiblesse et par XLIV. Faux légats d'Orient.

Cette affaire étant expédiée , les légats dirent : Nous voulons que les faux légats amenés par Photius contre le pape Nicolas' entrent k i , afin que notre frère le légat d Atexandrie connoisse ses impostures (1). On fit entnr Léonce, qui avoit déjà comparu dans ia huitième session, et deux autres, Grégoire et^ergius. Quand ils furent entrés, Bahanes jeur dit : Qui de vous a été qualifié par Phol'us légat d Alexandrie? Léonce s approcha et au : C'est moi. Le légat Joseph lui dit • "ou es-tu, qui es-tu? Je suis Grec de nais- ^^ncc, et jai été mené captif à Alexandrie, yui ta acheté? Le patriarche Michel. Où SI le logem-nt du patriarche? Prés légllse de ^a ^nnte-Yierge, en dedans, à I appartement " i^-uiogc. Comment es-tu venu ici? J étoiscap-

ri)P.li2i,D.

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