‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 788 sur 2407 · V. Droits des archevêques · texte numérisé non relu

V. Droits des archevêques

Dans récrit de cinquante -cinq chapilres d'Hincmar de Reims, il y a quelques arlicles remarquables. Voici comme il représente les droits d'un archevêque (2) : J'ai droit de vous appeler au cimcile et de vous juger , si vous manquez à y venir sans excuse légitime exprimée dans une leltre , que vous devez m'envoyer par un de vos confrères, (^est à moi à choisir dans toute ma province le lieu du concile. Si on veut vous accuser , c'est à moi que votre accusateur doit s'adresser. C'est à moi à vous donner des jug(»s ou à approuver ceux que vous aurez choisis. Si on ordonne un évéque dans la province de Reims sans mon consentement , il ne sera point évéque; et si vous , ou deux autres avec vous, vous opposez à l'avis commun des autres évéques , m(»n avis, soutenu du plus grand nombre, l'emportera; et c'est à moi, dans la province, à donner l'autorité aux ordinations et aux autres affaires ecclésiastiques.

Si un évéque meurt , c'est à moi de marquer un visiteur pour l'église vacante, et d'ordonner l'élection : si les voix sont partagées, c'est à moi de choisir le plus digne sujet , et de l'examiner avant l'ordination. Vous l'ordonnerez avec moi comme les autres , et vous souscrirez après moi, en votre rang, aux lettres qu il doit recevoir de ses ordinateurs. Vous devez souscrire à mon décret ou ma relation , quand je vous l'ordonnerai , sauf en matière de foi , et ne rien souscrire sans moi , hors ce qui regarde votre diocèse. Vous devez me consulter louchant l'aliénation des biens de vot^e éi;lise. On peut appeler à moi de vos jugements ; et si

(1) P. 605. Conc. Duz. (2) Cap. 6, p. i07. part. 1, c. 5.

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vous avez excommunié quelqu'un, nous pouvons, en concile, réformer votre sentence malgré vous. Je suis chargé du soin de t(mte la province. Tous ceux qui y ont des affaires ecclésiastiques doivent s'adresser à moi. Si vous avez un différent avec un autre évéque, vous ne pouvez demander un juge d'une autre province; mais, s'il y a partage dans la mienne, je puis appeler des juges d'un autre. Si vous plaidez avec un évéque d'une autre province, et que la cause doive être jugée dans la mienne, c'est à moi à donner des juges : c'est à moi , avec mes suffragants, à décider les questions difliciles sur lesquelles nous n'avons point de règles certaines; et vous devez me consulter sur ces questions, sans vous adresser à d'autres, pas même au pape : ce sera à moi de le consulter, s'il est besoin, pour résoudre votre cas. Si vous êtes obligé d aller loin pour vos propres affaires , vous devez m'en demander permission : vous ne pouvez sortir de la province sans mes lettres, ni envoyer un clerc à la cour sans mon congé. En ce qui est expressément porté par les canons , je puis vous corriger aussitôt sans attendre un concile.

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