VI. Septième concile peu connu en France
Dans le même ouvrage, Hincmar, faisant le dénombrement des conciles généraux , n'en compte que six, et parle ainsi du septième (i) -. Le faux concile universel , (|ue les Grecs nomment septième, est touchant les images , que les uns vouloient qu'on brisât , les autres qu'on les adorât, ne prenant ni les uns ni les autres le bon parti. H a été tenu à Constantinople peu avant notre temps, sans l'autorité du saintsiége, et envoyé à Rome, puis en France, par le paj)e. C est fK)urquoi du temps du grand empereur Charles on tint en France, par ordre du pape , un conc ile général , où ce faux concile des Grecs fut rejeté et réfuté par l'Écriture et la tradition. On fit un gros volume de cette réfutation , que l'empereur envoya à Rome par des évéques , et que j'ai lu dans le palais étant fort jeune. On voit bien que ce sont les livres Carolins , et qu'Hincmar ne connoissoit le seplième concile que par cet ouvrage ; mais il est assez étonnant qu'en huit cent soixantt*-dix ce concile , tenu en sept cent qualre-vingt-sej)t, fût encon; si peu connu du plus savant évéque de France (2).
VU. Légats d'Adrien en France.
Les légats du pape Adrien et de l'empereur Louis allèrent d abord en Germanie trouver le roi Louis, son oncle, qui les reçut à Aix-laf^hapelle. De la part du pape, il y avoit deux évcViues cardinaux , Jean et Pierre, et un prêtre d^ l'église romaine : de la part de l'empe-