LIVRE CINQUANTE-DEUXIÈME
(S) Sup. liy. XLiv, n. 47.
reur, Vibod, évéque, et Bernard, comte (i). Ils venoient dénoncer au roi Louis, de la part du pape , de ne point toucher au royaume de Lolhaire ; mais la chose étoit déjà faite , et il étoit en possession de sa part. C'est pourquoi sans avoir égard à leurs remontrances ni aux lettres du pape, il les congédia promptement , et les envoya au roi Charles.
ils le trouvèrent à Saint-Denis en France , où il les reçut le jour de la fête du saint , neuvième d'octobre, pendant la messe. Quand il eut vu les lettres du pape à lui et aux évéques de son royaume , et les terribles menaces sous l squelles il lui défendoit de prendre le royaume de Lothaire, il en fut mal satisfait. 11 ne laissa pas, à la prière des légats et de quelques-uns de ses serviteurs , de tirer son fils Carloman de la prison où il étoit à Senlis , et le faire venir auprès de lui. Ensuite il envoya les légats à Reims, où il les suivit, et y tint une assemblée de seigneurs, après laquelle il les renvoya. Puis il envoya lui-même à Rome deux ambassadeurs , Anségisile , prêtre et abbé de Saint-Michel, et un laïque, nommé Lothaire, chargés de lettres pour le pape, et de présents pour saint Pierre, savoir, un tapis d autel, composé de ses habits royaux de drap d'or, et deux couronnes d'or ornées de pierreries.