‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 816 sur 2407 · LIVRE CINQUANTE-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUANTE-DEUXIÈME

même année huit cent soixante-seize (1). Il y avoit deux légats du pape , Jean , évêque de Toscanelle, et Jean, évêque d'Arezze, av( c cinquante év(^ues de France, à la tête desquels étoient sept archevêques: llincmar de Reims, AnsegisedeSens, Auréliende Lyon, Frotairede Bordeaux, Otram de Vienne, Jean de Rouen,

Bermon d'Embrun, Kéray, archevêque de Lyon, étoit mort au plus tôt en huit cent soixanleqjiatorze , etc. Aurélien lui avoit succédé. 11 eloit né dans la même province, de parents nobles : étant entré jeune dans le clergé , il fut archidiacre d Autun , et on lui dcmna l'abbaye d'Aisnay en bénélic<', qui étoil à peu prés comme aujourd'hui en commande. Ce monastère étoit abandonné et désert , mais Aurélien entreprit de le rétablir suivant son ancien état ; et pour cet effet il fit venir des moines de Bonneval au diocèse de Chartres. Il fonda ensuite un nouveau monastère dans le Bugey, au lieu nommé alors Saxiac, aujourd'hui Sessieu,et tel étoit l'archevêque Aurélien. Otram, archevêque de Vienne, avoit succédé à saint Adon , mort Tannée précédente , huit cent soixante-quinze, à l'âge de soixante-seize ans, après avoir rempli seize ans ce siège. L'Eglise honore sa mémoire le jour de sa mort, seizième de décembre. Outre son martyrologe, il a laissé une chronique qui commence à la création du monde, et finit au règne de l'empereur Lothaire et de ses fils ; mais quelqu'autre l'a continuée jusqu'à l'an huit cent soixantedix-neuf (1).

A la première session du concile de Pontion, qui fat le vingt-unième de juin, lesévêqueset tout le clergé étant en habits ecclésiastiques, l'église tapissée, le livre des Evangiles posé sur un pupitre au milieu du concile, devant le siège impérial : l'empcTeur entra v( tu à la françoise, d'un habit orné d'or. On sait quel étoit lhal)it françois dans ce temps-là par la description qu'en fait Eginhard , et encore mieux par une ancienne bible manuscrite, tirée de l'église de Metz, où Charles le chauve est représenté dans son trône, accompagne de deux comtes, et devant lui plusieurs ecclésiastiques (3). En cetle mignature, qui est du temps même, l'empereur Charles est vêtu de long à la romaine, mais les deux comtes sont en habits françois, et les ecclésiastiques en chasubles, comme pour aller à l'autel. L'empereur entra dans le concile accompagné des deux légats du saint-siège, et, après que les chantres eurent entonne l'antienne tjLuudi nos , iJomine , que l'on chante encore en commençant les synodes, Jean, évêque de Toscanelle, proncmça l'oraison et rempereur s'assit.

:i Tom. 9, p. 281. Ma- (l) Mart. R. 10 drc.

bill. Acl .sS. I3»M1. lom. 0, ( ^ An. Berl. 370 Via

p. 4'JO. Mab.ll. Eod. t. 6, Car. :M. c. 7, n. 28; lo. 2,

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