XXXIX. Translation de Frotaire à Bourges
Cependant le pape , apprenant que ses légats, Léon et Pierre, étoienl arrives à Pavie, les pressoit de revenir, et, après quils furent arrivés, il apprit d'eux, entre autres choses, comme la province de Bordeaux étoil désolée par les incursions des INormands, en sorteque l'archevêque Frotaire n'y pouvoit plus faire aucun fruit. C'est iK>urquoi le pape, voulant lui donner lieu d'exercer ses talents et à la prière de l'empereur, le transféra au siège de Bourges, vacant par la mort de Yulfrade, sans tirer à conséquence , attendu que cette translation se faisoit contre les règles, et par des raisons singulières. t>'est ce qui paroît par des lettres que le pape en écrivit à l'empereur Charles, au clergé et au peuple de Bourges, qui demandoient Frotaire aux évéques de la province, et à Frotaire lui-même. Ces lettres sont du vingt-huitième d'octobre huit cent soixante seize (1). On y voit les formalités nécessaires pour les translations, l'information sur l'état de l'église que l'évêque quitte, et la demande de celle où on le transfère.