XL. Le pape demande secours à l'empereur
En renvoyant les deux évéques Ansegise et Adalgaire que l'empereur avoit envoyés à Rome, le pape les chargea de plusieurs lettres (2). La première du quatorzième de novembre, où il le remercie de les avoir envoyés. Mais, ajoute-t-il, ils n'ont pu exécuter ce qu ils auroienl voulu touchant les ennemis de l'église romaine ; car ils se sont cachés par la protection que leur donnent quelques marquis qui ne vous sont pas fidèles , et que vos ambassadeurs vous feront connoître. On appeloit alors marquis marchiones ^ seulement les gouverneurs des marches, c'est-àdire des frontières. Donc , continue le pape, nous vous conjurons de faire soigneusement rechercher ces sacrilèges qui pillent Téglise, pour les envoyer en exil pleurer leurs péchés. Car , s'ils demeurent impunis , ils en infecteront plusieurs autres, et corrompront tout voiro empire.
Dans une autre lettre , le pape demande à 1 empereur ^n secours contre les Sarrasins. Autant, dit-il , iim(» nous avions de joie de celui que vous nous avie* promis , autant avons-
a; Fpist 6, 7, 8, 13, 14, 37. ^2) Epist. 23.