‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 885 sur 2407 · XLIV. Lois d'Alfred · texte numérisé non relu

XLIV. Lois d'Alfred

Il donna à Gulhrum et aux Danois convertis les deux royaumes d'Estangle et de Nor- Ihumbre , qui etoient presque déserts et les plus exposés aux incursions des païens, et il fil des lois, conjointement avec Gulhrum, pour contenir ces nouveaux chrétiens (-2). On y emploie les peines temporelles pour soutenir l'autorité des évéques; mais ces peines ne sont que pécuniaires , suivant le génie des lois barbares. On défend donc la rechute dans Tidolàlrie,les incestes, les sortilèges; on ordonne le payement des dîmes, l'observalitm des dimanches , des fêles et des jeunes. Les clercs sont compris dans ces lois, aussi bien que les laïques, sans préjudice louttfois des peines canoniques : si un prêtre combat ou commet un parjure, un larcin, un crime d impureté; s'il dénonce à faux une fêle ou un jeune, s il manque à aller quérir le saint-chrème, ou à donner le baptême en cas de nécessité (3).

Le roi Alfred dimna aussi des lois aux Anglois soumis à son obéissance , et il est regardé comme le principal législateur de la nation. H en reste un recueil, où il dit qu'il a suivi ce qu'il a trouvé de meilleur dans les lois de ses prédécesseurs, Ina, roi de Wessex, Offa, roi des Merciens , et Ethelbert , premier roi chrétien. Ce recui'il commence par le Décalogue, avec un extrait des lois mosaïques, et le décret du premier concile tenu par les apùtres à Jérusalem (4). Entre ces lois, celles qui regardent la religion sont les suivantes: Le parjure est puni par quarante jours de prison , pour

(i] Sup l. Ll, n. 53. Asler. p 10.

li) JN. 6, tora. 9, Conc.

(3) Sup. I. \x\viii,n.l6.

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