‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 904 sur 2407 · III. Concile de Metz · texte numérisé non relu

III. Concile de Metz

On rapporte au même temps un concile de Metz, qui fit des règlements semblables. Il fut tenu dans l'église de Saint- Arnould par Ratbod, archevêque de Trêves, accompagné de Robert , évêque de Metz , Dadon de Verdun et Arnold de Tout ; et on y fit treize (^nons. Il est défendu aux seigneurs laïques de prendre aucune partie des dîmes de leurs églises , j'entends celles de leur patronage. Défense à un prêtre d'avoir deux églises, puisque c'est beaucoup s'il en peut bien gouverner une, et qu'il ne doit pas prendre la charge des âmes pour son avantage temporel. On ne doit rien prendre pour la sépulture. Les prêtres doivent montrer à l'évéque dans le synode leurs livres et leurs habits sacerdotaux. Ils ne porteront ni armes ni habits laïques (1).

Sur la plainte de Gombert, primicier de Metz, contre les juifs de la ville, il fut défendu aux chrétiens de manger avec eux (2). Deux religieuses avoient été chassées pour crime, du monastère de Saint-Pierre : le concile ordonne qu'on leur rendra le voile , et qu'elles seront mises en prison dans le monastère , où on leur donnera un peu de pain et d'eau , et beaucoup d'instruction, jusqu'à ce qu'elles aient satisfait. Un diacre convaincu de sacrilège sera interdit de ses fonctions et mis en prison , et tout le monde priera pour lui. Un prêtre, pour avoir voulu retirer du crime la dame de sa paroisse qui avoit quitté son mari , et son frère qui en ctoit complice, fut mutilé honteusement. Les coupables ayant été appelés au concile, et n'y étant point venus, furent excommuniés. On excommunia aussi nommément quelques autres criminels, et on renouvela les défenses

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